Groupe Roy Auto devient concessionnaire exclusif de Vanderhall pour le Québec

Le Groupe Roy Auto de Victoriaville ajoute une nouvelle carte à son jeu en devenant concessionnaire exclusif pour le Québec de Vanderhall, une marque étatsunienne reconnue pour ses voitures à trois roues au caractère sophistiqué. Cette nouvelle a été annoncée par voie de communiqué plus tôt cette semaine.

« L’introduction des modèles Vanderhall exclusivement chez Groupe Roy Auto souligne notre vision de toujours devancer les tendances et de répondre aux attentes variées de notre clientèle. Ces véhicules sont plus qu’une simple addition à notre inventaire; ils représentent concrètement notre approche globale et témoignent de notre désir d’innover », explique Marc Blanchet (à gauche sur la photo ci-haut), actionnaire et chef de la direction du Groupe Roy Auto, dans ce communiqué.

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Quelques jours avant cette annonce, six Vanderhall Carmel, des biplaces à carrosserie découvrable, ont été livrés à Victoriaville. Dès le lendemain, l’une d’entre elles était immatriculée et prête à sillonner les routes des Bois-Francs, nous a appris Jean-Marc Talbot (à droite sur la photo ci-haut), le directeur général du groupe avec qui AutoMédia s’est entretenu.

« Au-delà de l’aspect révolutionnaire, notre objectif reste de fournir des véhicules qui captivent et inspirent, tout en assurant sécurité et accessibilité », affirme M. Talbot. « Vanderhall est synonyme de cette philosophie et nous sommes fiers de pouvoir offrir à nos clients l’opportunité de vivre cette expérience unique. Ce lancement vient compléter notre gamme existante et pave la voie à l’introduction prochaine de notre ligne de véhicules électriques. »

Le toit léger amovible de la Vanderhall Carmel est appelé « Cap shade », nom qui évoque clairement sa fonction première.

Un groupe dans un groupe

Le Groupe Roy Auto, qui a été acquis par le Groupe Ouellet en 2021, réunit quatre concessions voisines qui affichent les bannières de Hyundai, Mitsubishi, Kia et Toyota sur le boulevard des Bois-Francs, au cœur de Victoriaville. Le groupe, qui comprend aussi l’atelier ProColor Carrosserie Poliquin Roy, emploie près de 180 personnes et vend environ 2 200 véhicules neufs et 1 100 véhicules d’occasion par année.

C’est dans un édifice situé entre les concessions Toyota et Kia que les produits Vanderhall seront présentés aux clients, dans une salle d’exposition partagée avec une autre 3-roues : la T-Rex que fabrique Campagna Motors à Boucherville. Le groupe victoriavillois représente cette marque québécoise depuis 2013. « Nous sommes très familiers avec le modèle d’affaires de la T-Rex. C’est un produit de niche avec une clientèle de gens qui recherche les performances de pointe avant tout », explique M. Talbot.

« Vanderhall ne sera donc pas le substitut de la T-Rex, mais plutôt un complément », dit-il. « Certains clients veulent quelque chose de spécial pour le week-end, mais avec un penchant pour le luxe, le confort et la sophistication, ce qui caractérise parfaitement les Vanderhall. Or, aussitôt qu’on a annoncé l’arrivée de ces véhicules, plusieurs personnes ont signalé leur intention de venir les voir et les essayer. »

La Vanderhall Carmel se distingue par une conception plus sophistiquée.

Une 3-roues fabriquée en Utah

Vanderhall Motor Works est une entreprise de Provo, en Utah, fondée en 2010 par Stephen Hall, un ingénieur. Elle propose une gamme de biplaces à trois roues : les Carmel et Venice à moteur à essence, de même que la Santarosa à moteur électrique. Sa gamme comprend également un utilitaire tout terrain à motorisation électrique appelé Brawley, qui a une allure de baroudeur.

La Carmel est le premier modèle certifié par Transports Canada. À 3,02 m de long, elle est légèrement plus courte qu’une T-Rex (3,5 m). De plus, son moteur est logé à l’avant, alors que celui de la biplace québécoise se trouve derrière son habitacle. Ce 4-cylindres Ecotec de 1,5 L à turbocompresseur produit 194 ch et il est jumelé à une boîte de vitesses automatique à 6 rapports.

La dotation de la Carmel contribue au confort et à l’agrément de conduire, affirme M. Talbot. Elle a un habitacle fermé et une dotation de série comprenant, entre autres, un régulateur de vitesse, une direction assistée, un système de chauffage et même des sièges chauffants.

Un pare-brise en verre laminé et un toit léger amovible baptisé Cap shade sont également de série, mais seulement pour trois versions : les Carmel, Carmel GT et Carmel GTS. La Carmel Blackjack, qui affiche une allure un tantinet plus rebelle, dispose plutôt d’un saut-vent, comme la T-Rex, et elle se contente de sa carrosserie découverte.

La Vanderhall Carmel Blackjack a une allure plus rebelle avec son saute-vent.

Besoin d’un casque

Au moment d’écrire cette nouvelle, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) avait attribué à la Carmel un statut d’automobile, ce qui n’obligeait pas son conducteur à porter un casque de moto. Depuis, Jean-Marc Talbot nous a appris que la SAAQ était revenue sur sa décision. Dans un courriel envoyé le 31 mai, il écrit : « la Carmel sera plaquée comme une moto à 3 roues, et non comme une automobile. Pour la conduire, un permis de classe 5 (automobile) suffira, comme pour une T-Rex, mais le port du casque est désormais obligatoire. »

Les prix des Vanderhall Carmel s’étalent de 64 950 $ à 79 950 $, selon la version. À cela s’ajoutent des frais de transport et de préparation de 1 850 $. Par ailleurs, le Groupe Roy Auto propose aux acheteurs de cette biplace un financement sur 15 ans pour les véhicules récréatifs, comme pour la T-Rex d’ailleurs.

Optimiste, M. Talbot croit pouvoir vendre 30 à 50 Carmel cette année. En outre, si la demande devait se révéler plus forte que prévu, le constructeur aurait une capacité de production suffisante pour y répondre rapidement. Parions qu’on n’a pas fini d’entendre parler des Vanderhall de Victoriaville !

Photos : Groupe Roy Auto et Vanderhall

NDLR : Nouvelle mise à jour le 31 mai 2024, à 14:15.

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