L’intelligence artificielle (IA) s’ajoute aux outils que les Canadiens utilisent pour magasiner leur prochain véhicule. Selon l’étude 2026 d’AutoHebdo sur le parcours d’achat, 25 % des consommateurs y ont volontairement recours durant leurs démarches. Son utilisation dépasse la recherche de caractéristiques techniques : elle accompagne aussi certains acheteurs dans la négociation du prix et du financement.

« L’utilisation de l’IA contribue à rendre les consommateurs plus confiants et mieux informés lorsqu’ils arrivent chez un concessionnaire », indique AutoHebdo dans le communiqué accompagnant l’étude.

Menée en août 2026 auprès de 1 727 Canadiens âgés de 17 à 74 ans, l’étude s’intéresse aux habitudes de recherche, de magasinage et d’achat. Pour les concessionnaires, elle décrit un parcours dans lequel le client peut désormais consulter un assistant supplémentaire avant de franchir la porte de la salle d’exposition.

De la recherche à la négociation

Parmi les consommateurs qui utilisent délibérément l’IA, 65 % le font dès les premières recherches et 60 % lorsqu’ils comparent des véhicules. Ces outils les aident notamment à examiner les marques, les modèles, les équipements et la fiabilité, puis à préciser leur sélection.

Le recours à l’IA se poursuit à des étapes où les échanges avec le concessionnaire prennent davantage de place. Ainsi, 41 % de ces utilisateurs s’en servent au moment de négocier le prix, tandis que 32 % y font appel pour la négociation du financement. Ils sont également 45 % à l’utiliser au moment de passer à l’achat.

L’étude évoque plusieurs applications possibles : décortiquer la valeur d’échange, comparer les modes de paiement ou suivre les prix et la disponibilité des véhicules. L’IA occupe ainsi une fonction d’assistant de magasinage tout au long des démarches.

Ce recours ne correspond toutefois pas à un parcours plus court. Les utilisateurs de l’IA consacrent en moyenne 3,4 mois à leur processus d’achat, contre 2,9 mois chez les non-utilisateurs. Cette différence ne permet pas, à elle seule, de conclure que l’outil ralentit les démarches.

Le concessionnaire demeure sollicité

Même épaulés par l’IA, les consommateurs continuent de se tourner vers les concessionnaires pour obtenir des réponses et valider certains éléments de la transaction.

Chez les utilisateurs de l’IA, 52 % comptent sur le commerçant pour clarifier le prix final, les frais ou les incitatifs. Par ailleurs, 47 % font appel à lui pour voir le véhicule sur place ou effectuer un essai routier.

Les questions concernant la garantie, le service et l’entretien amènent aussi 43 % de ces consommateurs à consulter le concessionnaire. La confirmation de la disponibilité du véhicule suit à 41 %.

Ces résultats mettent en évidence des attentes concrètes à l’égard des équipes de vente. Le client peut arriver avec des comparaisons préparées à l’aide de l’IA, tout en ayant encore besoin de précisions sur le véhicule convoité et les conditions réelles de son achat.

Le prix reste au cœur des démarches

L’adoption de nouveaux outils s’inscrit dans un contexte où l’abordabilité demeure déterminante. Le prix constitue le principal critère de sélection pour 57 % des acheteurs de véhicules neufs et 64 % des acheteurs de véhicules d’occasion.

Les plateformes automobiles en ligne conservent également leur place : la moitié des acheteurs de neuf et 79 % des acheteurs d’occasion les consultent.

Pour les concessionnaires, l’IA devient donc un point de contact supplémentaire dans un parcours déjà partagé entre plusieurs sources d’information. Les précisions sur le prix final, la disponibilité et les modalités de la transaction demeurent des raisons bien tangibles de s’adresser à eux.

Partager Partager