Programme Passerelle d’Auto123 : une alternative pour les concessionnaires automobiles à Google et Facebook 

Actif depuis 1997, le site Web Auto123.com n’a plus besoin de présentation. Il s’agit d’un des plus anciens sites Web automobiles au pays. Depuis 2022, Auto123.com propose un nouveau programme aux concessionnaires automobiles du Québec et de l’Ouest canadien baptisé Passerelle (Bridge en anglais). Grosso modo, le programme rassemble un paquet de sites Web régionaux partenaires sur lesquels les concessionnaires peuvent afficher leur inventaire de véhicules à vendre. « Il ne s’agit donc pas d’un Marketplace, mais plutôt d’une solution efficace et locale aux Google et Facebook de ce monde », explique Khatir Soltani, directeur général chez Auto123.com. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, AutoMédia a discuté avec lui. 

 

 

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AutoMédia : Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le programme Passerelle d’Auto123.com ?

 

Khatir Soltani : Nous avons développé un important réseau de sites Web partenaires. Nous fournissons à certains de nos partenaires du contenu automobile ainsi que l’inventaire de véhicules qui sont à vendre chez les concessionnaires qui participent au programme. Nous travaillons déjà avec plus d’une trentaine de sites régionaux dont Le Soleil, L’Annuel de l’auto, et plusieurs autres en cours d’intégration. Les gens peuvent alors faire des recherches sur les véhicules que nous affichons et lorsqu’ils cliquent sur une annonce, ils sont redirigés directement sur la page de détail du véhicule sur le site du concessionnaire participant. 

 

AM : Quelle est la différence exactement entre un Marketplace et le programme Passerelle ? 

 

KS : Le but des Marketplace est d’attirer les visiteurs sur leur site Web (ou application) et de les retenir. Les gros sites de Marketplace dépensent d’ailleurs une petite fortune pour attirer les internautes chez eux. Nous ne pensons pas que c’est la bonne façon de faire. Il est plus logique d’envoyer le trafic directement sur le site du concessionnaire. Ce dernier possède tous les outils ainsi qu’un meilleur environnement pour convertir la visite en vente. Il ne faut pas essayer de leur faire concurrence. 

 

AM : Vous dites que le programme est une option aux campagnes de publicité sur Google et Marketplace. 

 

KS : Les concessionnaires aujourd’hui dépensent une part très importante de leur budget dans des sites américains, FB et Google, notamment. L’idée était donc de récupérer une portion de ce budget et de le ramener au Québec ou au Canada en offrant une solution alternative de ciblage pertinente et optimisée pour le concessionnaire. C’est une façon également de redistribuer une partie de ces budgets aux médias locaux partenaires.  

 

AM : Le concessionnaire doit-il débourser pour chaque lead généré ? 

 

KS : Non. Les concessionnaires payent au CPC (coût par clic) exactement comme sur Facebook ou Google. 

 

AM : Quand je me rends sur un site de type Marketplace, je suis en mode magasinage. Mais je ne le suis pas nécessairement quand je lis un article virtuel, dans Le Soleil par exemple. Cet environnement est-il propice pour capter l’intérêt d’un consommateur ?

 

KS : Oui, car le visiteur se trouve déjà dans un environnement automobile. Lorsque le widget apparaît sur le côté de l’écran, l’internaute a le choix de le garder ouvert ou de le fermer. Quand il clique dessus pour découvrir l’inventaire disponible dans sa région, il montre un début d’intérêt ou de la curiosité. Si par la suite il effectue une recherche sur un véhicule spécifique, il pousse plus loin cet intérêt. Un internaute qui clique sur l’annonce et qui se rend sur la page de détail du véhicule sur le site du concessionnaire marque son désir d’en savoir plus. Le fait qu’il y ait trois étapes à franchir avant que l’internaute tombe sur le site du concessionnaire crée un trafic de très haute qualité. Et même si l’usager ne clique sur aucune annonce, il est exposé à la marque de commerce des concessionnaires de sa région, et le concessionnaire ne paye toujours rien. Chez nos concurrents, juste pour afficher un inventaire, les concessionnaires doivent payer. 

 

AM : Les médias partenaires profitent-ils aussi du programme ? 

 

KS : Nous partageons les revenus avec les médias partenaires. Autre avantage majeur pour eux, ils tirent parti d’un grand nombre de pages vues. En moyenne, un site Web génère une page à une page et demie par visiteur, tandis que la recherche de véhicules engendre entre six et sept pages vues par visiteur. Pour les sites Web de médias locaux, qui vivent souvent de publicité programmatique, provoquer un nombre élevé de pages vues et d’impressions publicitaires peut donc se révéler très payant également. Il convient de souligner que le widget génère un taux de clic 10 à 15 fois supérieur à la moyenne des clics sur une bannière, ce qui est extrêmement élevé.

 

AM : Qui propose une approche similaire au Canada ?

 

KS : Le concept ressemble beaucoup à ce qui existe en immobilier sur certains sites. Quand on clique sur une annonce, on est redirigé vers la page de l’annonce sur le site Web de l’agent immobilier. Nous avons donc un peu répliqué ce qui se fait depuis déjà longtemps dans l’immobilier. Par contre, dans le secteur automobile, personne d’autre ne fait ça. Ni au Canada, ni aux États-Unis, ni même en Europe. 

 

AM : Le programme représente-t-il un gros défi technologique ?

 

KS : Ce qui est difficile, c’est nous assurer qu’il y ait une bonne syndication avec l’inventaire des concessionnaires partenaires, peu importe le fournisseur de sites Web avec qui ils travaillent. Nous devons faire en sorte que la syndication soit faite en temps réel ou presque, c’est-à-dire que si un véhicule est ajouté ou retiré de l’inventaire du concessionnaire, le changement de l’URL de redirection doit être visible sur notre plateforme. 

  

 

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