Finances et assurances: Les plaintes à l’OPC 

Bon an mal an, le véhicule d’occasion figure en tête du palmarès des plaintes de l’Office avec plus ou moins 3000 plaintes par année, soit environ 15 % de l’ensemble des plaintes. Charles Tanguay nous parle de cette situation. AutoMédia a fait le point avec Charles Tanguay, responsable des partenariats stratégiques et des relations avec les médias à la direction des affaires publiques, institutionnelles et organisationnelles de l’Office de la protection du consommateur

 

De quels types de plaintes s’agit-il ?

Ces plaintes proviennent en grande partie de consommateurs qui magasinent un véhicule auprès d’un commerçant et qui sont confrontés à des pratiques interdites, comme l’ajout de frais divers au prix indiqué. Il y a quatre ans (en mars 2018), l’Office avait justement fait la vérification de plus de 700 contrats de vente ou de location, recueillis auprès de 175 titulaires de permis de commerçant de véhicules routiers. Cet examen visait à mettre au jour certaines pratiques interdites, comme le non-respect de l’article 224 c) de la Loi sur la protection du consommateur, soit exiger un prix supérieur au prix annoncé. Chez 47 % des commerçants ciblés par cette enquête, des frais présumément illégaux avaient été ajoutés au prix de vente du véhicule. Des avis avaient été envoyés à 82 commerçants, qui ont fait l’objet d’autres vérifications pour voir s’ils avaient corrigé leur pratique. Deux concessionnaires ont finalement été sanctionnés pour avoir exigé des frais en plus du prix annoncé pour des véhicules usagés.

 

Que rapportent vos récentes activités de surveillance ? 

 En 2020-2021, 968 activités de surveillance sur 2234 (43 %) ont ciblé le commerce de véhicules. C’est de loin le secteur dans lequel l’Office a été le plus actif. D’ailleurs, l’Office a accentué l’an dernier ses efforts de communication auprès des consommateurs avec une campagne sur l’achat d’autos d’occasion. 

 

Quelles sont vos recommandations ?

Nous recommandons aux consommateurs d’être vigilants, notamment à l’égard des « faux particuliers » et des offres qui paraissent trop belles pour être vraies. Nous réitérons les conseils usuels, soit de vérifier que l’étiquette de vitre est bien présente sur le véhicule; d’exiger de ne payer que le montant du prix annoncé, soit dans une publicité, soit sur l’étiquette, plus les taxes. L’OPC recommande également de faire attention à tous les forfaits optionnels de préparation de véhicule (vérification mécanique supplémentaire, lavage en profondeur du véhicule, etc.). Des forfaits généralement coûteux offerts par les commerçants qui peuvent laisser croire au consommateur qu’à défaut de prendre l’option, le véhicule n’aura pas été inspecté ni préparé adéquatement. À ce propos, l’OPC tient à rappeler que le Décret concernant l’application de règles de conduite aux commerçants d’automobiles d’occasion prévoit que le commerçant d’automobiles d’occasion ne doit annoncer que des véhicules disponibles et prêts à la vente ou à la location à long terme.

 

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