Plusieurs acteurs de l’industrie automobile, soit la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ), l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (ACCV) et les Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada (GAC), pressent le gouvernement du Québec à agir rapidement sur le dossier de la norme sur les véhicules zéro émission (VZE).

Une intervention jugée urgente

Dans une lettre adressée à Christine Fréchette, nouvelle première ministre en fonction depuis le 15 avril dernier, ainsi qu’à Pascale Déry, ministre de l’Environnement, les signataires invitent le gouvernement à faire de ce dossier « une priorité d’action » et ainsi, à respecter l’engagement pris durant la course à la direction de suspendre temporairement cette norme. Ces derniers estiment que « la situation actuelle appelle à une intervention rapide », notamment en raison des décisions déjà en cours concernant les allocations de véhicules et la planification des prochaines années-modèles.

Les organisations affirment soutenir les objectifs environnementaux du gouvernement, précisant que cette volonté collective vise à « collaborer afin d’atteindre les objectifs du Québec en matière de véhicules zéro émission ». Elles évoquent notamment le risque « d’une réduction du choix de véhicules pour les consommateurs et d’une hausse des coûts » associés au cadre réglementaire actuel.

Des effets sur le marché et la planification

Toujours selon les trois organisations, la norme dans sa forme actuelle crée des déséquilibres dans le marché. « Le maintien du cadre réglementaire en vigueur continue de générer des distorsions importantes dans le marché et complique la capacité des acteurs à planifier adéquatement leurs opérations », peut-on lire dans la lettre.

Dans ce contexte, elles estiment qu’une suspension rapide de la norme permettrait de rétablir un certain équilibre. « Le signal clair et la mise en œuvre rapide de l’engagement que vous avez pris permettraient de rétablir un niveau de prévisibilité essentiel au bon fonctionnement du marché », affirment-elles.

Les organisations concluent en demandant au gouvernement de « mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, la suspension temporaire de l’application de la norme VZE », tout en réitérant leur volonté de collaborer à une approche cohérente de l’électrification des transports. Partager Partager