Après plusieurs années de hausse soutenue, le prix moyen des transactions pour les véhicules légers neufs a marqué un faible recul en 2025, révèlent les dernières statistiques de DesRosiers Automotive Consultants Inc. (DAC).

Alors qu’il avait bondi de plus de 30 % entre 2019 et 2024, il a reculé de 0,6 % en 2025, pour s’établir à 53 400 $.

 

Des facteurs multiples derrière le recul des prix

Les camions légers, qui représentent environ de 88 % des ventes au pays, ont vu leurs prix diminuer de la même proportion (-0,6 %), tandis que, du côté des voitures, la baisse a été plus prononcée, soit -1,4 %.

Toujours selon la firme, plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement. D’abord, le retour à des niveaux d’inventaire plus équilibrés a atténué la pression à la hausse sur les prix observée ces dernières années. Puis, la baisse de la demande pour les véhicules électriques, généralement plus coûteux que leurs équivalents à moteur thermique, a contribué à tirer la moyenne vers le bas. À cela s’ajoutent les contre-tarifs imposés par le Canada, qui ont particulièrement affecté le segment du luxe.

Parallèlement, une tendance au « redimensionnement » s’est installée. Les camionnettes pleine grandeur ont perdu du terrain au profit de modèles plus compacts, tandis que les VUS sous-compacts ont gagné en popularité face aux segments compacts et intermédiaires.

 

Des réalités régionales contrastées 

Au Québec, le prix moyen des transactions a reculé de 1,7 % en 2025, alors que l’Ontario a enregistré un repli plus modéré de 0,8 %. À l’inverse, l’Alberta a vu ses prix augmenter de 1,1 %, la province étant moins influencée par le recul des ventes de véhicules électriques et davantage orientée vers les motorisations traditionnelles.

Comme le souligne Andrew King, associé directeur chez DAC, « la diminution des prix s’explique en partie par un désengagement des consommateurs vis-à-vis des véhicules électriques en 2025 ». Il ajoute que les perspectives pour 2026 demeurent incertaines : une reprise partielle de la demande pour les véhicules électriques est envisagée, mais les tensions commerciales persistantes et la hausse des prix du carburant pourraient continuer à influencer la composition du marché.

Rappelons d’ailleurs que les ventes de modèles électriques ont diminué de 59,1 % en l’espace d’une année au Québec. Plusieurs automobilistes se sont ainsi tournés vers le segment des camions, qui a quant à lui progressé de 14,2 % l’année dernière, mais les ventes totales au Québec ont diminué de 3,5 %.

 

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur ces données, consultez les rapports de DesRosiers Automotive Consultants Inc. ou communiquez avec Daniel Azarov à l’adresse suivante : daniel@desrosiers.ca. Partager Partager