Essai Kia Stinger : Kia continue de surprendre

Essai Kia Stinger : Kia continue de surprendre

C’est vraiment une Kia? Oui, vraiment! Après une semaine d’essai, impossible de passer à côté de la stupeur des passants face à la relativement nouvelle Kia Stinger.

 

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LES VENTES

La Stinger est arrivée chez les concessionnaires québécois en novembre 2017, ce qui a permis à Kia de livrer une trentaine de voitures avant la fin de l’année. Entre janvier et août 2018, Kia a vendu pas moins de 250 Stinger au Québec. Les performances de la Stinger sur le plan des ventes la placent environ à mi-peloton dans la catégorie des voitures luxueuses.

À titre de comparaison, la BMW Série 3 se vend environ 4 fois plus, tandis que la Lexus IS affiche 399 ventes durant la même période.

Inversement, la Stinger a plus que doublé les ventes de la Lexus ES, tout comme celles de la Jaguar XE, et réalisé pas moins de 5 fois plus de ventes que la Cadillac CTS ou l’Alfa Romeo Giulia.  

 

LES PLUS

  • Quel look! : Elle fait tourner les têtes, ça c’est certain. De plus, puisqu’il s’agit d’un créneau à faible volume, on en voit relativement peu sur la route. Ce qui veut dire qu’elle conserve une certaine exclusivité et se fait remarquer. Basse, large, agressive, elle prend sa place, tant sur la route que dans les salles de montre.
  • L’habitacle : On trouve dans l’habitacle un heureux mélange de design et d’ergonomie. Impossible de ne pas être à l’aise, particulièrement à bord de la version GT Limited avec son cuir nappa. En prime, les commandes demeurent simples et faciles à utiliser – ce qui n’est pas toujours le cas chez les voitures de luxe.
  • Turbo, AWD et rapide : Optez pour le V6 biturbo pour des accélérations rapides et puissantes. On ne relève pas le moindre délai dans les turbos. Les reprises s’avèrent tout aussi impressionnantes.

 

UN AUTRE AVANTAGE

Le prix. 42 000 $ pour le modèle de base, à traction intégrale et bien équipé. Cinq mille dollars de plus, et c’est le V6 biturbo de 365 chevaux qui catapultera votre Stinger d’un arrêt à 100 km/h en 5,1 secondes. Et enfin, en ajoutant encore 5000 $, pour une somme frôlant les 52 000 $, vous obtiendrez tout ce dont vous pouvez espérer de la Stinger – à l’exception d’un emblème allemand.   

 

Le Genesis G70, soeur jumelle de la Kia Stinger

 

LES MOINS

  • Elle consomme : En raison de l’absence d’aide à la motorisation électrique, la Stinger se montre relativement gourmande quoique comparable à plusieurs concurrentes.
  • Limites atteignables : Les pilotes en herbe trouveront qu’à la limite, le châssis de la Stinger affiche ses faiblesses. Notons qu’il faut tout de même pousser le véhicule à un niveau quasiment impensable sur la route pour cela, ce qui ne risque donc pas de nuire au commun des mortels.
  • Sa sœur jumelle : La Genesis G70, la sœur jumelle de la Stinger, a plusieurs cordes supplémentaires à son arc. De un, la marque Genesis, quoiqu’encore jeune, aspire à une connotation luxueuse. De deux, la Genesis propose un plus grand nombre de variantes, dont certaines à propulsion et manuelles. De trois, la G70 est aussi plus agile et plus sportive. Enfin, l’expérience Genesis augmente considérablement le poids de la G70 dans la balance : elle comprend l’entretien complet pendant 5 ans et un service de voiturier à domicile.

 

Les objectifs de la Stinger

Kia refuse de parler d’objectifs de vente. Ce qu’elle confirme par contre, c’est que la Stinger a un double boulot à effectuer : de un, rivaliser avec les meilleures sur le marché des berlines sportives et fournir des ventes supplémentaires à la marque; de deux, agir comme véhicule de halo qui va attirer de nouvelles personnes chez les concessionnaires Kia. Dans les deux cas, les représentants de Kia au Canada assurent être très satisfaits de la manière dont Stinger réussit les deux. Par contre, à en croire les rumeurs chez nos voisins du sud, une deuxième génération n’est pas encore coulée dans le béton… Histoire à suivre.

Catégories: Essais, essais

À propos de l'auteur

Alex Crépault

Passionné de l'automobile depuis 1981. Journaliste automobile, créateur du magazine Québec Tuning, promoteur de la série Drift Mania, directeur de marketing automobile pour BMG/Scion Canada et co-propriétaire de MediaGo Communications Inc.

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