Essai Alfa Romeo Giulia: c’est une question d’émotions

Essai Alfa Romeo Giulia: c’est une question d’émotions

Chez AutoMédia, nous avons l’habitude de commencer nos essais avec des chiffres. Alors parlons chiffres un instant. L’Alfa Romeo Giulia est présente chez les concessionnaires québécois depuis le début de l’année. Au cours des trois derniers mois, Alfa a vendu 23 Giulia au Québec (3 en juillet, 9 en août et 11 en septembre). Ce n’est pas beaucoup. Mais c’est en croissance.

Si on se fie aux chiffres, est-ce que la Giulia fait mal à la concurrence? En tout cas, certainement pas aux championnes du créneau. À titre de comparaison, la BMW Série 3 a vendu 135 exemplaires en septembre dernier, au Québec seulement. C’est 12 BMW Série 3 vendues pour chaque Giulia. Mercedes a quant à elle vendu 125 Classe C et Audi, 78 A4 durant la même période.  

Par contre, si l’on compare avec les modèles un peu moins populaires du créneau, les choses se rapprochent un peu plus. Dans le cas de la Jaguar XE, c’est 19 véhicules qui ont trouvé preneur en septembre au Québec. Pour la Cadillac ATS, on parle de 17 véhicules vendus, tandis que les Volvo S/V60 ont écoulé 8 exemplaires. Finalement, on dénombre seulement 6 ventes pour la Lincoln MKZ.

 

 

Technique

Si on oublie la Giulia Quadrifoglio − FCA refuse de confirmer le % de ses ventes −, tous les autres modèles sont équipés d’un moteur 4 cylindres de 2 litres qui développe 280 chevaux et 306 livres de couple. La puissance est envoyée aux roues arrière au moyen d’une boîte automatique et d’un arbre de transmission en carbone. Pas de boîte manuelle pour l’Amérique du nord… La transmission intégrale est offerte en option (2000 $). 

 

 

Prix, modèles et options

Deux modèles (en plus de la Quadrifoglio) sont offerts : de base (48 995 $) et Ti (50 995 $). Outre la longue liste d’éléments standards de la nouvelle Giulia, la Giulia Ti possède encore plus de luxe et de commodités, par exemple des roues de 18 po standards, des garnitures intérieures en bois véritable, un écran d’infodivertissement de 8,8 po avec navigation 3D, radio satellite SiriusXM et des capteurs avant d’aide au stationnement. Les ensembles Sport et Lusso, au PDSF respectif de 2500 $ et 3250 $ sont sont disponibles sur la Giulia Ti.

 

 

Comportement  

Avec autant de puissance provenant d’un aussi petit moteur, un délai de réponse dans le temps de réaction du turbo était prévisible. La transmission est également parfois un peu abrupte. Mais avec 280 chevaux sous le pied droit, la Giulia revendique des performances plus qu’adéquates, comme son 0-100 km/h d’environ 5,5 secondes.

Mais le vrai charme de la Giulia se trouve dans son châssis. Plus courte et plus légère qu’une BMW Série 3, elle possède un empattement plus long et plus large que cette dernière. La direction est probablement une des meilleures du segment. Du bout des doigts, le volant en cuire glisse de façon précise entre les mains du conducteur, communiquant constamment l’information provenant de la route. Les freins ont du mordant tout en étant faciles à moduler. Par contre, même avec la suspension adaptative offerte en option, il ne faut pas s’attendre au confort d’une Volvo S90.  

 

 

Ce qu’ils en pensent 

Vincent Aubé: L’Alfa Romeo Giulia arrive dans un segment où la réputation des ténors n’est plus à faire. Les stratèges de la marque vont devoir redoubler d’efforts pour attirer les clients dans les salles de montre de la marque. Heureusement, la Giulia a une carte cachée dans son jeu : celle du plaisir de conduire, et à ce petit jeu, elle en surprendra plus d’un.

Nadine Fillion: C’est l’amour − jusqu’à maintenant, en tout cas. Dedans, comme dehors. C’est la performance et le luxe européens… sans la rigidité allemande. Probablement ma plus grande (et belle!) surprise automobile cette année côté essai. Il était temps, on est en novembre!!! Et quelle belle gueule… Wow wow wow, ma petite Giulia! (Sur un air des colocs)

Alexandre Crépault: Dans sa catégorie, c’est la voiture qui m’a donné le plus de plaisir au quotidien depuis belle lurette. Pas besoin de démolir les limites de vitesse non plus. Le simple fait d’avoir un châssis léger, dynamique et qui communique avec le pilote est suffisant pour coller un petit sourire sur le visage, même en plein trafic. Elle ne fait pas mal aux yeux non plus, cette Giulia!

 

 



Conclusion

Ceux qui conduisent encore avec leur cœur ont tout à gagner en essayant une Giulia. Elle n’est pas parfaite, et c’est probablement ça qui fait son charme. La seule crainte qui revient constamment en discutant du bolide avec les experts de l’industrie demeure le scepticisme quant à la fiabilité, qui avouons-le n’est pas la carte maîtresse d’Alfa Romeo ou de FCA. Cela étant dit, donnons la chance au coureur.

 

Catégories: Essais, essais

À propos de l'auteur

Alex Crépault

Passionné de l'automobile depuis 1981. Journaliste automobile, créateur du magazine Québec Tuning, promoteur de la série Drift Mania, directeur de marketing automobile pour BMG/Scion Canada et co-propriétaire de MediaGo Communications Inc.

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