Dans le troisième épisode du balado Histoires de vendeurs, Antoine Joubert reçoit Pat Denis, copropriétaire d’Okaze, un commerce de véhicules d’occasion établi au Saguenay. Également coanimateur du balado Traces de Brake, il revient sur son parcours professionnel, la naissance de son entreprise et sa conception du métier de vendeur automobile.

Histoires de vendeurs est une nouvelle série de balados réalisée par Antoine Joubert, qui propose de découvrir les rouages de la vente automobile à travers ceux et celles qui exercent ce métier. Chaque épisode met en lumière le parcours d’un intervenant du milieu, ses méthodes de travail, ses expériences et son regard sur l’évolution de l’industrie.


D’agent correctionnel à courtier automobile

Avant de travailler dans l’automobile, Pat Denis a été agent correctionnel pendant près de dix ans. Il a notamment occupé différentes fonctions syndicales, une expérience qui lui a permis de développer ses aptitudes en négociation et en relations de travail.

Son intérêt marqué pour l’automobile l’a éventuellement amené à accompagner des proches dans leurs transactions. Avec son associé Marc-Antoine Cloutier, il a ensuite lancé une entreprise de courtage automobile. Le modèle visait à conseiller les consommateurs, à négocier en leur nom et à leur éviter certaines démarches liées au magasinage d’un véhicule.

La réglementation entourant le courtage automobile a toutefois poussé les deux associés à devenir commerçants à part entière. Cette transition a mené à la création d’Okaze, qui combine aujourd’hui le courtage, la vente traditionnelle et la consignation.

Miser sur la relation à long terme

Au fil de l’entretien, Pat Denis insiste sur la confiance et la réputation, deux éléments particulièrement importants pour un commerce qui réalise plusieurs transactions à distance. « Moi, je ne veux pas vendre des chars; je veux des clients », résume-t-il.

Cette philosophie l’amène parfois à déconseiller un véhicule qui ne correspond pas aux besoins ou au budget d’un acheteur. L’objectif consiste à bâtir une relation durable plutôt qu’à conclure une seule transaction.

Une équipe et un inventaire différents

Okaze se distingue également par son inventaire, qui comprend autant des véhicules courants que des modèles rares, anciens ou exotiques. Environ la moitié de cet inventaire provient de la consignation, selon Pat Denis.

L’entreprise a aussi adopté un système de commissions partagées entre ses représentants afin de favoriser la collaboration. Pour l’entrepreneur, la qualité d’un vendeur repose d’abord sur sa capacité à comprendre la personne devant lui. « Un bon vendeur, c’est quelqu’un qui est à l’écoute du client et surtout qui connecte avec le client », explique-t-il.

L’épisode aborde également le financement, l’évolution du marché de l’occasion et le défi de préserver sa passion lorsque l’automobile devient un métier.

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