2017, l’année des camions

2017, l’année des camions

2017 a été une autre année record pour l’automobile, tant au pays qu’au Québec, et tout particulièrement chez les utilitaires sport et les camionnettes, qui continuent de grossir leur part de marché. Juste au Québec, les ventes de camions légers ont augmenté de 5,8 % par rapport à 2016. Mais ce n’est rien à côté des augmentations dans les autres provinces, qui elles ont vu une hausse allant jusqu’à 16,7 %, comme ça a été le cas au Manitoba. Le changement dans l’offre et la demande des véhicules disponibles sur le marché va inévitablement causer des ajustements sur les prix. On peut par exemple s’attendre à voir le prix des voitures augmenter et, inversement, celui des camions légers diminuer.

 

Année pivot pour les voitures électriques ?

Plusieurs spécialistes nous disent que 2018 sera l’année pivot pour les VE. J’entrevois effectivement une amélioration de l’information disponible au public, et tranquillement, la mentalité des acheteurs change. Mais je ne crois pas que 2018 représentera une très grosse amélioration sur le plan des ventes, malgré l’engouement évident des Québécois pour ce type de véhicule.

Le problème réside entre autres dans l’offre et la demande. Si on regarde les nouveautés présentées au Salon de l’auto de Détroit par exemple, on se rend compte que l’accent est encore bel et bien sur les utilitaires sport et les camionnettes. Je suis certain que personne ici ne se met la tête dans le sable : les camions, ça paye les factures et, par le fait même, la conception des VE.

C’est vrai, nous avons assisté à quelques présentations de nouveaux véhicules verts. Selon mon humble opinion, les constructeurs manquent de conviction. Pour eux, les VE, c’est pour demain. Oui, tout le monde croit au véhicule électrique (enfin, presque tout le monde…). Mais entre-temps, il y a encore pas mal de jus à presser des camions et des véhicules à essence. Et on peut compter sur notre industrie pour extirper chaque dollar possible des bons vieux moteurs à combustion avant de complètement changer son fusil d’épaule.

Si j’avais à parier, je dirais que les ventes de voitures électriques commenceront à prendre une vraie place dans notre industrie quelque part entre 2020 et 2025. Au moment précis où constructeurs, concessionnaires et consommateurs y trouveront réellement leur compte. Pas avant.

 

Catégories: Daniel Lafrance

À propos de l'auteur

Daniel Lafrance

Depuis plus de 30 ans déjà que je sillonne le monde de l’automobile, au début chez les concessionnaires comme vendeur, directeur commercial et directeur des ventes. Un bon moyen de comprendre le milieu. Ce qui m'a amené à l’édition c’est le travail d’organisateur et de coordonnateur dans le domaine de l’automobile. Je ne suis pas vraiment un maniaque d’autos, j'ai plus tôt un faible pour les camions et les VUS, tout ce qui peux tirer, pousser et travailler fort, ce qui me fascine c’est de voir ces superbes mécaniques à l’œuvre. Je travail surtout dans ce milieu pour rencontrer les gens qui façonnent ce monde et le rend aussi effervescent et surprenant c’est ce qui me passionne. Cofondateur d'AutoMédia.

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