Polestar à l’heure de la croissance: Entretien avec Hugues Bissonnette, directeur de la marque au Canada

La marque Polestar a fait ses débuts timidement sur le marché canadien en 2019. La voilà déjà promise à une croissance marquée de ses ventes, nous apprend Hugues Bissonnette. Lors d’un entretien au Salon du véhicule électrique de Montréal, le directeur de Polestar au Canada nous a expliqué pourquoi. 

 

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AutoMédia

Comment se portent les ventes au Québec et au Canada ? 

Hugues Bissonnette

Très bien ! Au Québec, le marché de Montréal demeure le plus performant d’Amérique du Nord. Il l’est depuis le jour 1. On en est très fier, évidemment, mais il faut reconnaître qu’on y a un partenaire extraordinaire : Anthony Taddeo et son équipe.

 

AM

À combien se chiffrent les ventes de 2023 ?

HB

Nous avons vendu au-delà de 3 000 véhicules au Canada, dont pratiquement 40 % au Québec. Le reste est réparti entre l’Ontario et la Colombie-Britannique.

 

AM

Et pour 2024, les prévisions sont-elles positives ?

HB

Oui ! On prévoit une forte augmentation cette année. D’abord, le Polestar 3 arrive en concession en juin. Les livraisons de ce modèle vont donc commencer cet été. Puis, le Polestar 4 arrive à la fin de l’automne et les premières livraisons de ce modèle commenceront peu après. Ces deux VUS visent des segments populaires. Ça va naturellement contribuer à hausser les ventes. 

Évidemment, cette augmentation, ça passe aussi par l’agrandissement de notre réseau de concessionnaires. Actuellement, on en a trois au pays. Or, cette année, on passe à huit ! 

On va s’établir dans la ville de Québec en mai. On aura aussi un deuxième point de vente sur la Rive-Sud de Montréal d’ici l’été, mais aussi un deuxième à Toronto et un deuxième à Vancouver. De plus, on devrait être présent à Ottawa d’ici le milieu de l’été, avec une concession qui desservira la région de Gatineau en même temps.

DERNIÈRE HEURE:

Le Groupe Saillant ouvrira la 2e concession Polestar de la province à Québec cet été. Lire l’article ici. 

 

Polestar 3 et Polestar 4

 

AM

Et sur la Rive-Sud de Montréal ?

HB

Là, nous aurons le même partenaire qu’à Laval : le Groupe Taddeo. On adopte la même stratégie qu’à Toronto et à Vancouver, où les nouvelles concessions appartiendront aux partenaires qu’on a déjà dans ces deux villes. On y voit une économie d’échelle et ça nous permet d’être plus près de ces concessionnaires. On y gagne par des communications plus efficaces, une plus grande rapidité d’exécution et une simplification des processus décisionnels. 

 

AM

Le même scénario pourrait-il s’appliquer au concessionnaire de Québec, si une concession devait voir le jour à Trois-Rivières ?

HB

Possiblement, mais ce n’est pas dans les plans à court terme. D’autres marchés sont à l’étude. On ne les ouvrira pas cette année, mais ils ont probablement la priorité. Je pense, par exemple, à Calgary, à Halifax et même à l’île de Victoria. 

 

AM

Les gens associent-ils encore Polestar et Volvo ?

HB

Certains clients, oui. Par contre, on va chercher la majorité de notre clientèle chez d’autres marques et il n’y a pas de pattern particulier. Nos clients viennent d’un peu partout. Certains viennent des marques de grande diffusion et souhaitent s’offrir le produit d’une marque de luxe. D’autres veulent échanger leur camionnette contre un véhicule électrique. On a une clientèle vraiment très diversifiée, ce qui est excellent en soi.

 

AM

Ces acheteurs favorisent-ils plus l’achat ou la location ?

HB

Au départ, on voyait plus d’achats. Dans la première année et demie, plus de gens optaient pour un financement et gardaient leur véhicule relativement plus longtemps que ceux qui optent pour une location. Maintenant, on voit une croissance du côté de la location. D’ailleurs, le pourcentage des clients qui optent pour une location ressemblent à ce que l’on observe chez des fabricants établis de longue date. 

La location constitue un excellent moyen d’exposer notre porte-folio de produits à la clientèle. Par exemple, dès cet automne, on va pouvoir offrir un Polestar 3 aux gens qui ont une Polestar 2 en location depuis deux ou trois ans. Ce serait une progression naturelle pour eux. Pour nous, c’est une stratégie intéressante. Et puis ça amène de véhicules d’occasion chez nos concessionnaires. 

 

AM

Actuellement, quel est le pourcentage des clients qui optent pour une location ?

HB

Actuellement, il est environ de 50 % et c’est en croissance. Au départ, on était probablement autour de 20 % !

 

PHOTO :

Hugues Bissonnette est le directeur de Polestar Canada.

Photo : Luc Gagné

 

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