Dossier banque: Next Gear Capital – Démocratiser le financement

Dossier banque: Next Gear Capital – Démocratiser le financement

Si vous connaissez Cox Automotive, la compagnie mère de Manheim et Dealertrack (depuis l’acquisition de 4 milliards en juin dernier), vous connaissez fort probablement Next Gear Capital, un bras financier qui a une relation d’affaires avec présentement quelque 250 concessionnaires au Québec et pour lesquels il finance environ 2 000 véhicules en inventaire.

À la barre de Next Gear, il y a Roy Vandermeer, le vice-président des opérations canadiennes, qui gravite dans le monde automobile depuis 1981. En 2001, il bourdonne au sein de Manheim, une entreprise elle-même en croissance au Québec depuis son implantation à St-Eustache. Depuis que Next Gear a été créée en 2013, l’entreprise est entrée de plein front dans l’ère de l’informatisation. Pendant que certaines institutions financières utilisent toujours le préhistorique télécopieur pour échanger des documents, Next Gear a développé un système informatisé baptisé fort à-propos My Next Gear. Les concessionnaires affiliés s’en servent pour consulter leur compte, faire des paiements, instaurer des prêts, sur un ordinateur ou un appareil mobile. Les concessionnaires peuvent être à l’encan et faire des planifications financières sur leur iPhone en temps réel !

Trader

Pour le moment, les concessionnaires indépendants – qui ne font pas partie d’un groupe – composent la majorité de la clientèle de Next Gear. Pour eux, les fluctuations saisonnières dans l’industrie ont beaucoup d’impact ; les ventes peuvent souffrir mais les dépenses, elles, ne diminuent pas. Si les capitaux sont dans l’inventaire, il risque d’y avoir des problèmes de liquidités. « Le problème c’est toujours les liquidités, affirme Roy Vandermeer. Nous sommes là pour régler ce problème alors que les banques n’offrent pas toujours les solutions idéales. Elles veulent plutôt sécuriser le prêt avec des garanties personnelles. Chez Next Gear, l’inventaire nous suffit comme collatéral. »

Selon le fougueux vice-président, le Québec est un marché florissant au plan des véhicules d’occasion. Plus précisément, 32 % du marché des véhicules d’occasion canadiens sont vendus par les concessionnaires indépendants de la province. Éventuellement, Next Gear s’intéressera à la division des véhicules d’occasion des marchands à bannière. •••

À propos de l'auteur

écrire un commentaire

<