Jaguar réduit son réseau à deux concessionnaires au Québec

La division Jaguar du groupe JLR est sur le point d’être officiellement relancée. Le 6 octobre prochain, on dévoilera en grande pompe la Jaguar de la renaissance. La TYPE-01, qui constituera une berline sport électrifiée dont la facture d’entrée avoisinera les 180 000 CAD. Inutile de vous le dire, le constructeur fonde beaucoup d’espoir envers cette berline. Une voiture audacieuse, polarisante et unique en son genre, qui jouera à la fois la carte sportive et celle du grand confort.
Jaguar n’a pas droit à l’erreur
Bien que la clientèle ait déserté la marque depuis belle lurette, on indique que plus de 80 % des acheteurs seront nouveaux chez cette division. Parce que Jaguar ne cible pas le même client que par le passé et parce qu’aux yeux de l’entreprise, il existe un créneau se situant entre les marques allemandes devenues généralistes et celles de grand luxe comme Bentley, Maybach et Rolls-Royce. À ce niveau, vous pourriez avoir en tête une marque comme Maserati qui sombre dans l’oubli et qui n’est certainement pas à prendre en exemple. Or, Jaguar doit refaire son image, son approche face à la clientèle et doit impérativement offrir un produit qui fera oublier ses années troubles. Bref, Jaguar n’a pas droit à l’erreur.
Dans cette optique, le constructeur insiste sur l’importance de ne pas inonder le marché avec des voitures qui, comme du côté de Maserati, amasseront la poussière en concession. Trop de voitures auraient pour effet d’affecter négativement la valeur du produit comme l’intérêt de la clientèle. Une clientèle en quête d’exclusivité, ce qui explique aussi pourquoi la TYPE-01 s’accompagnera d’un long carnet d’options à la carte.
Un réseau de concessionnaires volontairement limité
De ce fait, les stratèges de la marque choisissent donc de limiter le nombre de concessions qui distribueront les produits Jaguar. Au Canada, on limitera à 15 celles qui vendront les Jaguar, parmi les 23 concessionnaires qui les distribuent pour encore quelques mois. Cela signifie donc que certains d’entre eux se verront retirer leur bannière Jaguar et ne devront donc se concentrer que sur Defender, Discovery et Range Rover. Ceux-ci pourront bien sûr continuer d’entretenir les modèles Jaguar du passé, mais ne seront pas outillés pour faire l’entretien de la TYPE-01 et de tous les futurs modèles de la marque, qui, au demeurant, seront électrifiés et basés sur cette nouvelle plateforme baptisée JEA (Jaguar Electric Architecture).
Seulement deux concessions Jaguar au Québec
Au Québec, on limite à seulement deux le nombre de concessionnaires autorisés pour la marque Jaguar. Ceux-ci se trouvent tous les deux sur l’île de Montréal, soit Decarie Motors et Jaguar West Island. Pour un total de onze, l’Ontario reçoit l’essentiel des concessions, incluant Budd’s Imported Cars et Jaguar Ottawa dans la région de la capitale nationale. Sinon, Winnipeg et Vancouver sont les deux autres grandes villes hors Ontario qui auront leur point de vente.
N’y aurait-il pas de marché à Québec? À Laval? Ou sur la Rive-Sud? Pour l’heure, Jaguar considère que ces marchés seront couverts par les deux concessions montréalaises. Or, cette décision soulève néanmoins plusieurs questions, considérant que la province de Québec est aussi l’endroit où les électriques sont les plus populaires au pays. Qu’il s’agisse de voitures de luxe ou non. Reste donc à voir si JLR changera son fusil d’épaule à ce sujet. Mais lorsqu’on fait le calcul, le nombre de territoires ontariens face au Québec est disproportionné, compte tenu de la population.
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