Vente de produits F&A en ligne: Où en sommes-nous ?

Partie 1 : Ils sont prêts… et ils ont hâte !

La transaction automobile 100 % en ligne n’est pas encore pour demain. Mais l’industrie s’y prépare. À commencer par les fournisseurs de produits F&A.

Bien que la plupart des constructeurs proposent déjà des plateformes qui permettent de magasiner un véhicule et ses accessoires à partir de n’importe quel écran, le consommateur n’échappe pas encore à une ou deux visites chez le concessionnaire. Notamment pour prendre possession de son nouveau véhicule et pour le rendez-vous obligé avec la ou le directeur commercial de la concession afin de sélectionner ou de refuser les produits de finances et assurances qui lui sont proposés.

Mais voilà, la COVID-19, qui limite les déplacements depuis le mois de mars dernier, est venue ébranler cette formule traditionnelle qui relève de la Loi de la protection du consommateur. La pandémie incite donc les fournisseurs de produits F&A à revoir leurs stratégies pour des formules de ventes à distance. Plusieurs ont d’ailleurs déjà commencé à s’adapter à cette nouvelle vague qui prend lentement, mais sûrement ses aises. 

« Nous sommes prêts. Nous n’attendons que le feu vert des concessionnaires du Québec pour aller de l’avant », affirme d’emblée Marc-André Lefebvre, vice-président des ventes Québec chez Groupe Financier LGM.

Il faut savoir qu’ailleurs au Canada, LGM peut déjà procéder à la vente de produits de protection en ligne auprès des consommateurs qui favorisent ce mode de transaction. Marc-André Lefebvre tient aussi à signaler que les ventes de véhicules 100 % en ligne sont monnaie courante depuis plusieurs années chez nos voisins américains ainsi que dans plusieurs pays européens. 

 

« Inspiré des formules de type trio des grandes chaînes de restauration, notre concept permettra aux consommateurs de sélectionner un ensemble de produits qui leur conviennent dans un environnement de leur choix » – Marc-André Lefebvre, vice-président des ventes Québec chez Groupe Financier LGM.

Des e-menus prêts à servir

« Depuis déjà quelques mois, nous développons des menus numériques sous forme de vidéoconférence adaptée à la clientèle québécoise qui souhaitera éventuellement acheter ses produits de protection en ligne. Inspiré des formules de type trio des grandes chaînes de restauration, notre concept permettra aux consommateurs de sélectionner un ensemble de produits qui leur conviennent dans un environnement de leur choix », explique M. Lefebvre.

Prête également pour les futures transactions de produits F&A en ligne, l’équipe de Garantie Autoroute 20-40 a, elle aussi, mis en place des e-menus qui vont faciliter cette éventuelle transition. Emballé par ce virage numérique, Benjamin Plourde, vice-président de l’entreprise, ne cache pas que la tâche s’annonce difficile pour les directeurs commerciaux.

« Dans le domaine de la vente, peu importe le type de produits, il a toujours été plus facile de procéder en ayant le consommateur droit devant nous. De cette façon, il est possible de lire et de composer avec le langage corporel. Il nous est aussi possible de percevoir les émotions, ce que la vente à distance ne permet pas », indique le fournisseur de produits F&A destinés aux concessionnaires et aux marchands de véhicules d’occasion.

« Mais grâce aux échanges par courriel, par vidéo ou téléphone, cet accompagnement peut se faire ailleurs qu’en concession. » – Benjamin Plourde, vice-président, Garantie Autoroute 20-40

Ceci dit, il demeure important, poursuit-il, que le consommateur bénéficie d’un accompagnement en matière de produits de protection. « Mais grâce aux échanges par courriel, par vidéo ou téléphone, cet accompagnement peut se faire ailleurs qu’en concession. »

 

Une formule déjà populaire pour le crédit alternatif

L’approche de vente à distance est d’ailleurs déjà bien implantée dans les transactions de 2e et 3e crédit, souligne Linda Germain, directrice du développement/Québec chez Garantie Autoroute 20-40. « La grande majorité des échanges entre les directeurs commerciaux et les consommateurs pour ce type de produit se fait généralement par téléphone », dit-elle. Elle précise que ce type de crédit alternatif compte pour le tiers des revenus de l’entreprise.

« Selon nos données, avant la COVID-19, le consommateur achetait en moyenne 2,1 produits de protection lors d’une transaction automobile. Depuis le début de la pandémie, cette moyenne a grimpé à 2,9 produits » – Francis Vallée, vice-président régional, services aux concessionnaires et agent affilié chez La Capitale/SSQ Assurance.

Une question de génération

Chez La Capitale/SSQ Assurance, l’éventuelle transaction de produits F&A en ligne est loin d’être un sujet d’inquiétude. Au contraire, on suit cette situation de près avec enthousiasme. « Les jeunes générations sont déjà très à l’aise avec les informations transmises par courriel et messagerie texte », constate Francis Vallée, vice-président régional, services aux concessionnaires et agent affilié chez La Capitale/SSQ Assurance.

Partagez l'article

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on pinterest
Pinterest

PUBLICITÉ

PUBLICITÉ

PUBLICITÉ

PUBLICITÉ

Retour haut de page