TURO : Trois façons dont les concessionnaires peuvent en tirer profit 

Cédric Mathieu, directeur général de Turo au Canada

Des essais routiers « XL » pour leurs clients à la rentabilisation de leurs véhicules qui dorment dans la cour, voici ce qu’ont à gagner les concessionnaires automobiles à (re)découvrir Turo.

Turo est la plus importante plateforme d’autopartage entre particuliers de l’Amérique du Nord. Elle exerce ses activités au Canada depuis trois ans, d’abord en Alberta, en Ontario et au Québec, puis tout récemment, la Nouvelle-Écosse a rejoint l’aventure. 

Quoique Turo ait initialement lancé son application numérique pour une utilisation entre particuliers, certaines facettes démontrent des bénéfices de plus en plus évidents pour les concessionnaires automobiles. Lors de son passage à Montréal, Cédric Mathieu, directeur général de Turo au Canada, a expliqué à AutoMédia les diverses façons dont les concessionnaires du Québec peuvent en tirer profit.  

Dealer

 

Premier avantage : des essais routiers « XL »

« On constate qu’un phénomène prend de l’ampleur sur notre plateforme : beaucoup de gens y viennent pour tester un véhicule qu’ils considèrent acheter incessamment. Ils ont alors la chance de choisir et de conduire le véhicule pour quelques jours afin d’en faire un essai vraiment complet. » 

« La tendance est particulièrement observée pour les véhicules qui présentent des changements de paradigme, les voitures électriques par exemple. Après quelques jours d’essai, les clients sont alors en mesure de prendre une décision éclairée. »  

« Voilà qui représente une opportunité intéressante pour les concessionnaires parce qu’ils peuvent alors mettre quelques modèles à la disposition des consommateurs. Le concessionnaire est d’ailleurs le mieux placé pour proposer mais aussi pour bien renseigner le client potentiel sur tel ou tel véhicule. Il peut même, par la suite, offrir un rabais au client qui décide d’acheter le produit. » 

Note : Aux États-Unis, Turo a lancé en décembre un projet-pilote avec Nissan qui permet aux clients de louer un véhicule de la marque Nissan – et d’obtenir, s’ils en font l’achat dans les six mois qui suivent, jusqu’à 300 $ de rabais. Il ne serait pas surprenant de voir des partenariats du genre prendre forme sous peu.  

 

Deuxième avantage : rentabiliser le parc de véhicules

« Les concessionnaires possèdent des parcs de véhicules. On peut aussi penser aux fameux ‟pinnage” de véhicules. Turo représente une belle occasion de mettre lesdits parcs à profit; au lieu de laisser les véhicules dégager zéro bénéfice dans la cour, aussi bien les rentabiliser. » 

Auto concessionnaires Québec

Troisième avantage : rendre l’automobile plus accessible

« On le dit depuis toujours, l’achat d’un véhicule constitue une importante dépense. Pourtant, selon une étude d’Angus Reid (menée pour le compte de Turo en 2019), les automobilistes canadiens n’utilisent leur véhicule que 4 % du temps. »

« Mais – et c’est là que Turo est venue, pour la première fois, changer la donne : il suffit que le propriétaire accepte de ‟louer” son véhicule quelques jours par mois pour que ce qui représentait au préalable une dépense importante devienne une source de revenus. »

« Cette nouvelle façon d’envisager l’aspect économique d’une voiture permet de complètement changer la vision du client par rapport à l’achat d’un véhicule – et c’est entre les mains du concessionnaire que se trouve ce grand pouvoir d’influence et de négociation. »

coût d'un véhicule
Étude des coût d’un véhicule aux États-Unis en 2017.

 

VISION Turo 2030 : 

AutoMédia a demandé à Cédric Mathieu quelle était sa vision de Turo pour les 10 prochaines années. Voici ce que le directeur général de Turo Canada nous a répondu :

« Lorsqu’on parle de l’automobile en général, nous croyons qu’à long terme, le nombre de véhicules sur la route va diminuer. Par contre, l’utilisation de chaque véhicule va augmenter. Il y aura donc moins de voitures et elles seront concentrées chez un plus petit groupe de gens. Déjà, nous voyons une partie de l’offre s’organiser; le modèle économique fonctionne. Il y a des entrepreneurs qui commencent à gérer des parcs de véhicules et c’est cette tendance que l’on envisage pour le futur. » 

« Pour ce qui est de Turo en particulier, il y a déjà 2 % de la population canadienne qui utilise notre plateforme, et ce, en trois ans d’activités seulement. On peut donc s’attendre à voir cette représentation augmenter considérablement. On peut aussi s’attendre à voir grimper le nombre de véhicules inscrits. Actuellement, 31 000 véhicules sont annoncés sur Turo Canada, soit environ une voiture sur 1000 au pays. On peut imaginer qu’un jour, de 5 % à 10 % du parc automobile canadien sera inscrit sur notre plateforme. »  

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