Toyota Sienna 2021

Toyota Sienna 2021: Chasser l’image, hausser les avantages !

Si la ressuscitation de la Venza répond à l’appétit dirait-on sans fond des consommateurs pour n’importe quoi qui n’est pas une berline, l’arrivée de la 4e génération de Sienna n’a pas vraiment le potentiel de déchaîner tambours et trompettes.

Après tout, le segment des fourgonnettes n’est pas celui qui recouvre d’or les rares constructeurs qui persistent à en assembler.

Ils sont quatre braves qui rivalisent avec cinq modèles. Outre la Sienna, il y a Honda et sa Odyssey, la compétition de Toyota la plus directe. Il y a Kia et sa Sedona qui aguiche grâce à son rapport qualité/prix. Et il y a FCA avec deux offrandes, c’est-à-dire la Chrysler Pacifica dont le luxe et la motorisation hybride lui permettent de tenir tête aux deux Japonaises sans rougir, et bien sûr l’immortelle Grand Caravan, la pionnière.

Le prix d’entrée de cette dernière est si bas (24 000$) que Jocelyn Daneau, directeur régional de Toyota au Québec, n’hésite pas à l’écarter de ses statistiques-maison. Quand il compare sa Sienna, il fait allusion aux autres vans mais en excluant la plébéienne Dodge.

Et donc, en 2019, Toyota a écoulé 3 310 Sienna au Québec, soit quasiment trois fois plus que les Odyssey (1 229) et les Sedona (1 293), mais moins que la Grand Caravan (3 872). La Pacifica fermait la parade avec 610 unités.

 

Le plus gros avantage de cette motorisation fera sourire n’importe quel consommateur : une cote combinée estimée à 7,1L par 100 km, alors que la précédente génération scorait plutôt 10,8L.

Des atouts évidents

Selon Jocelyn, la popularité des utilitaires et des multisegments est en soi une raison parfaite pour s’intéresser aux fourgonnettes. « Leurs utilisateurs recherchent le côté pratique d’un véhicule. Or, dès que tu souhaites transporter plusieurs personnes et plusieurs objets, les qualités de la Sienna s’imposent. Imaginez tout simplement un Highlanger mais en version minivan avec un accès plus facile et une troisième rangée de sièges plus polyvalente. »

La comparaison avec le Highlander est très appropriée car la Sienna 2021 lui a fait de nombreux emprunts, à commencer par la plateforme (TNGA) et la motorisation hybride, la seule offerte : 4-cylindres 2,5L à cycle Atkinson associé à 2 ou 3 moteurs électriques pour un total de 243 chevaux capable de remorquer 3500 lbs peu importe la version (l’ancienne génération hésitait entre 1500 et 3500).

Si le client requiert un 3e moteur électrique, installé au niveau de l’essieu arrière, c’est qu’il aura coché l’option de la traction intégrale (de série sur la version Platinum). La Sienna demeure la seule fourgonnette à offrir ce rouage si rassurant que près de deux acheteurs sur trois s’en prévalent.

En revanche, la Pacifica de Chrysler ajoute l’aspect PHEV à son mode hybride, ce que ne propose pas (encore) la Sienna. Chose certaine, cette électrification ne surprend guère puisque les hybrides sont une seconde nature chez Toyota, la Sienna devenant ainsi le 10e modèle de la gamme à se gaver d’électrons.

Le plus gros avantage de cette motorisation fera sourire n’importe quel consommateur : une cote combinée estimée à 7,1L par 100 km, alors que la précédente génération scorait plutôt 10,8L.

Toyota Sienna 2021

 

Cachez cette fourgonnette !

Comparez l’extérieur de la Sienna 2021 avec la précédente et le contraste frappe. Autant l’ancienne s’était appliquée à épouser l’esthétisme classique d’une van, genre grosse saucisse sur roues, autant la nouvelle s’est ingéniée à bousculer ces canons.

Prenez le bouclier. Malgré l’énorme grille (changeante selon la version), il projette un bec pointu censé rappeler le Shinkensen, le train haute vitesse du Japon qui peut filer à 320 km/h.

En fait, toutes les feuilles de métal ont été sculptées et embossées dans un seul et même but : que l’ensemble fasse le moins possible penser à une fourgonnette. La devanture en nid d’abeilles et les roues noires de 20 po (sinon 17 et 18) de la XSE vont jusqu’à communiquer de la sportivité, un langage que l’on croyait inconnu dans ce segment.

Le modernisme a aussi rattrapé le tableau de bord. Par exemple, la console centrale, assez lisse et longue pour y jouer au Mississippi, transforme en cocon les deux places avant. Sous l’allée de quilles flottante se niche un bel espace de rangement ; au-dessus, un écran de 9 po.

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