Tim Reuss: confiance inébranlable

Tim Reuss

Dans la lutte qui l’oppose principalement à des compatriotes rivaux, Mercedes-Benz a bien joué ses cartes en 2014. En compagnie de Tim Reuss, président-directeur général de Mercedes-Benz Canada depuis avril 2011, AutoMédia a discuté des défis qui attendent sa compagnie en 2015, et bien plus encore.

 

Dealer

AutoMédia : Les noms de vos modèles changent. Croyez-vous que le public s’y retrouvera?

Tim Reuss : Je crois que ça viendra avec le temps. Le travail sera effectué principalement à l’interne. Lorsqu’il cherche un véhicule, le client ne regarde pas nécessairement les noms en premier mais bien les segments. Si le client renouvelle son modèle pour un plus récent, nous devrons alors lui expliquer le changement de nom, c’est tout.

AM : Comment s’est passée 2014?

T.R. : Mercedes-Benz Canada a connu une année 2014 phénoménale ! Ce fut notre meilleure année à ce jour avec 33 928 unités vendues, ce qui nous a permis de devancer Audi et BMW dans les segments du luxe. Il faut remercier notre équipe et nos concessionnaires ; notre réseau de concessionnaires canadiens est le meilleur parmi tous les constructeurs. De plus, nos partenaires financiers ont activement participé à cette année mémorable. 2 550 Smart ont été vendues, excluant le programme Car2Go. Considérant le cycle de vie de la Smart, c’est un exploit ! En passant, 30% de nos Smart vendues étaient des modèles électriques, surtout au Québec et en Ontario, où il y a des incitatifs gouvernementaux. En plus, nous lancerons la nouvelle Smart cette année. Côté camions, 4 077 Sprinter ont trouvé preneurs, notre meilleure année à ce jour. Les pièces et le service se portent bien aussi.

En 2015, la nouvelle Classe C et le GLA seront disponibles toute l’année alors que nous les avons eu seulement  pour trois mois en 2014. Puis le coupé GLE, la Maybach, l’AMG GT, le nouveau GLK, la nouvelle Smart, le sprinter 4X4 sont tous des produits qui contribueront au succès de 2015. Sans oublier le Metris attendu en août, qui agrandira notre offre camions. Somme toute, Mercedes-Benz est en excellente position !

AM : Chez les fourgons s’amènent de nouveaux joueurs comme les Transit de Ford. Êtes-vous inquiet pour l‘avenir du Sprinter?

T.R. : Même s’ils sont nouveaux au Canada, nous concurrençons ces modèles spécifiques depuis longtemps partout ailleurs, et nous avons tenu le coup. En fait, ces nouveaux véhicules, comme le Promaster de Ram, vont mieux faire comprendre au client pourquoi ce type de véhicule est bénéfique pour les entreprises. Ce n’est plus une question de prix de vente, mais bien de cycle de vie et de retour sur investissement. Nous avons été les seuls à expliquer ce principe depuis toujours.

AM : La Classe M, qui s’appellera désormais GLE, a terminé en 3e place en 2014, devant le BMW X5 mais derrière  l’Acura MDX et le Lexus RX. Est-ce qu’il y a quelque chose que les Japonais font que vous ne faites pas?

T.R. : Certains véhicules se retrouvent dans la même catégorie à cause de leur prix et de leurs équipements similaires. Mais lorsque nous regardons ce que nos clients veulent, ces deux modèles n’en font jamais partie. Ces constructeurs vendent à d’autres clients que les nôtres.

AM : Pensez-vous que vos concessionnaires sont essentiels à votre succès?

Absolument ! Nous avons le meilleur réseau de concessionnaires au Canada, point à la ligne. Nous avons une très bonne communication avec eux. Notre succès est dû à une bonne symbiose entre nos produits et nos concessions.

Pourquoi avez-vous des magasins corporatifs?

T.R. : C’est un peu une tradition au Canada, nous en avons toujours eus. De nos jours, ils font partie intégrale de notre stratégie.  Ça fonctionne. Ça nous implique dans la chaîne, ça nous rapproche du client et ça aide les concessionnaires parce que nous comprenons quels sont leurs enjeux. De ce fait, nous ne prendrons pas de décision qui pourrait nuire à leurs activités.

AM : Ne pensez-vous pas que vos magasins corporatifs ont un avantage sur vos concessionnaires traditionnels?

T.R. : Nous traitons nos concessionnaires traditionnels de la même manière que nous traitons nos magasins corporatifs. Nous sommes très transparents.

AM : Comment traitez-vous les problèmes avec vos concessionnaires?

T.R. : Il y a toujours une rencontre nationale par année avec tous nos concessionnaires; nous avons une rencontre « Advisor Report » quatre fois l’an et nous avons une téléconférence mensuelle avec nos directeurs. De plus, nous avons trois rencontres régionales par année (Ouest, Centre et Est du pays), et nous avons également, depuis l’an dernier, des séminaires en ligne durant lesquels je suis personnellement en contact avec les concessionnaires.

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