Préparation aux véhicules autonomes: le Canada passe du septième au 12e rang

Préparation aux véhicules autonomes: le Canada passe du septième au 12e rang

Selon l’Indice de préparation aux véhicules autonomes (Autonomous Vehicles Readiness Index) compilé par le réseau KPMG depuis 2018, le Canada a perdu cinq places en 2019, passant du septième au 12e rang.

 

Cet indice évalue le degré de préparation aux véhicules autonomes de 25 pays sur 25 critères, réunis sous quatre piliers, soit les politiques et les règlements; la technologie et l’innovation; les infrastructures et l’acceptation par les clients. La chute du Canada dans le classement pourrait s’expliquer en partie par l’arrivée de cinq nouveaux pays dans l’indice qui n’y étaient pas en 2018, soit la République tchèque, la Hongrie, la Finlande, Israël et la Norvège.

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Ce qui aide le Canada, c’est qu’il peut compter sur une main-d’oeuvre de qualité et un leadership gouvernemental fort. Par exemple, l’Ontario permet les tests sur route des véhicules entièrement autonomes. Au chapitre de la main-d’oeuvre, le pays attire les immigrants qualifiés.

Seulement en Ontario, la province compte pour le tiers de la population du Canada et autant en matière de firmes liées aux véhicules et à la technologie, dont notamment Blackberry et l’Université de Waterloo. La province a mis sur pied un réseau d’innovation sur les véhicules autonomes et un programme d’amélioration de la compétitivité pour les fournisseurs en pièces automobiles.

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«Il y a une forte perception que le transport ne véhicule pas que la productivité économique, mais aussi l’équité sociale et l’activité commerciale», affirme Colin Earp, responsable national pour le transport chez KPMG au Canada. «De ce point de vue, vous avez des leaders régionaux, provinciaux et nationaux qui commencent à implanter une culture plus inclusive et collaborative pour améliorer les moyens de transport dans le futur, incluant les véhicules autonomes.»

Cependant, ce qui joue contre le pays dans ce classement, c’est sa grande superficie et les régions éloignées qui rendent plus complexe l’élaboration des infrastructures pour les véhicules autonomes. Également, la faible couverture du territoire en technologie 4G ont fait perdre des points.

«Les défis spécifiques pour les véhicules autonomes au Canada incluent la conception ce systèmes pouvant fonctionner dans les régions éloignées et des environnements urbains», dit M. Earp. «Toutefois, il y a des opportunités avec les investissements annoncés par le gouvernement fédéral qui prévoit dépenser plus de 180 millions $ [137 millions $US] d’ici 12 ans dans les infrastructures.»

 

Rapport complet

Le rapport complet (en anglais) de KPMG : https://assets.kpmg/content/dam/kpmg/xx/pdf/2019/02/2019-autonomous-vehicles-readiness-index.pdf

Catégories: Actualités

À propos de l'auteur

Paul-Robert Raymond

Actuellement journaliste pupitreur à temps plein au quotidien Le Soleil à Québec, Paul-Robert Raymond collabore également dans les pages Auto et rédige également des textes sur l’aviation dans le même journal. Il a fondé le Magazine AutoLogique dans les années 1990, dans la foulée de l’émergence d’Internet.

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