Presque tous les concessionnaires à qui je parle veulent faire plus de contenu vidéo. La volonté est là. L’intérêt est réel. Pourtant, quand on regarde froidement ce qui se passe sur le terrain, force est de constater une chose : la majorité échoue à intégrer la vidéo de façon durable dans ses opérations.

Pas par manque de bonne foi ni d’ambition…

Que ce soit via les pages officielles de la concession ou sur les comptes personnels d’un membre de l’équipe, tous ceux qui parviennent à bâtir une vraie communauté engagée qui a un impact réel sur leurs affaires ont un élément central en commun : la constance

Voyons les principales raisons qui nuisent, ou empêchent carrément, cette constance de s’installer.

 

Le manque de temps

C’est la triste réalité de la vie en concession : une succession de périodes de rush, d’imprévus, de priorités qui changent d’une semaine à l’autre et de la fin de mois qui approche. 

Mais le vrai problème, ce n’est pas le temps qui manque. C’est l’absence de processus clair et de stratégie concrète. 

Quand la création du contenu dépend uniquement de « quand on va avoir une minute », elle devient optionnelle. Et ce qui est optionnel finit presque toujours par « prendre le bord ».

La solution? En faire une priorité, le mettre à l’agenda et mettre les excuses de côté. 

 

Le syndrome de la page blanche

Autre frein majeur : le manque d’inspiration.

  • « On ne sait jamais quoi dire. » 
  • « On ne veut pas copier les autres. »
  • « On ne veut pas se répéter. »

Résultat : chaque vidéo devient un projet en apparence colossal. On repart à zéro. On se casse la tête. On remet à plus tard. Et finalement… on abandonne.

La constance ne repose pas sur la créativité ponctuelle, elle ne dépend pas de l’idée de génie qui doit se matérialiser miraculeusement chaque semaine.

Elle repose sur une structure éditoriale. Un plan de match clair, défini et prévisible.

Les concessions et les conseiller.ères qui réussissent ne sont pas plus inspirées que les autres. Elles savent simplement quoi produire, quand, et pourquoi. Et elles le font, semaine après semaine, mois après mois. 

 

« Je ne suis pas un acteur! »

Soyons honnêtes : se filmer, ce n’est pas naturel pour tout le monde. Même pour ceux qui aimeraient se lancer et qui sont motivés à le faire.

Pour plusieurs, c’est inconfortable, surtout au début. Parfois même intimidant. Sans encadrement, sans feedback, sans repères clairs, la confiance ne se développe pas. Et on est qu’à un commentaire désobligeant d’un abruti anonyme du Web de se décourager et d’abandonner. Pourtant, il existe une multitude de formats qui peuvent bien performer, quel que soit le niveau d’aisance. 

La régularité demande un environnement sécurisant. Un entourage qui nous soutient, qui nous met en confiance et qui nous aide à se bâtir une carapace, le temps qu’on arrive à filtrer les commentaires constructifs des propos inutiles sans être affecté personnellement.

 

Le défi du montage

Dans bien des concessions, si une personne décide de se lancer dans la création de contenu vidéo, elle est seule. Seule pour penser aux idées. Pour filmer… et pour monter les vidéos! (En plus de sa « job de jour »… celle pour laquelle elle a été embauchée!)

Pourtant, un bon montage rythmé, avec de belles transitions et des sous-titres dynamiques peux faire une énorme différence sur le résultat final, même pour du contenu filmé à l’interne, sans agence de production vidéo haut de gamme.

 

« On a essayé… ça n’a pas marché »

Cette phrase-là, je l’entends souvent.

Et quand on creuse un peu, on découvre que « essayer » signifie parfois quelques vidéos un peu décousues étalées sur quelques semaines (ou quelques mois), sans plan, sans structure, sans direction claire. 

Ce n’est pas un échec : c’est un test inachevé. La création de contenu vidéo, ce n’est pas la quête du coup de circuit viral à tout prix. C’est un sport d’endurance. Et la plupart du temps, l’abandon est causé par l’une des raisons énumérées plus haut : manque de temps, manque d’idées, manque de confiance, manque de support ou manque de moyens techniques.

 

Motivation vs système

La motivation ne tient jamais longtemps sans structure. Tout le monde est motivé au départ. Peu le restent sans cadre.

Les concessions qui performent en vidéo ne sont pas plus passionnées. Elles ont simplement mis en place un système qui enlève les frictions : quoi filmer, quand filmer, comment produire, comment publier.

Elles n’ont pas à y penser. Elles le font. Et ça marche.

Les équipes qui réussissent ne sont pas nécessairement celles qui ont le plus de talents naturels devant la caméra. Ce sont celles qui ont intégré la création de contenu dans leur routine, comme on intègre un meeting hebdomadaire ou un suivi de performance. Elles sont facile à reconnaître : elles apparaissent dans vos fils d’actualité sur vos réseaux, encore et encore.

Quand la création vidéo devient une habitude plutôt qu’un projet facultatif, tout change.

 

Prêts à vous lancer ?

La question n’est donc pas :

« Est-ce que le contenu vidéo peut réellement avoir un impact sur ma business? »

La réponse est oui. Depuis longtemps.

La vraie question est plutôt :

« Est-ce que j’ai mis en place les conditions pour que mon équipe s’y mette avec confiance et régularité, mois après mois? »

Parce qu’en 2026, la différence ne se fera pas sur qui publie une belle vidéo de temps en temps.

Ceux qui se démarqueront seront ceux qui arriveront à être présents, pertinents et constant, semaine après semaine, mois après mois. Ceux-là gagneront en notoriété, augmenteront le niveau de confiance de leurs clients potentiels envers leur équipe avant même qu’ils aient envisagé envoyer un lead et sentiront les impacts réel sur leurs résultats d’affaires dont une minorité en croissance a déjà pu goûter. 

Serez-vous les prochains à quitter pour de bon le groupe des « on a essayé, ça n’a pas marché »? Partager Partager