L’indice Canadian Black Book de rétention de la valeur d’échange atteint un nouveau sommet

L’indice Canadian Black Book de rétention de la valeur d’échange atteint un nouveau sommet

En septembre, l’indice Canadian Black Book (CBB) de rétention de la valeur d’échange a atteint un nouveau sommet, s’établissant à 108,3. Lors de sa création en janvier 2005, cet indice a commencé à 100.

 

Qu’est ce que ça veut dire?

Cela signifie qu’un véhicule d’occasion qui valait 10 000 $ en 2009, vaudrait aujourd’hui 15 000 $. Il s’agit d’une augmentation substantielle de la rétention de valeur qui démontre comment l’industrie canadienne de l’automobile performe.

Cet indice est établi par CBB qui surveille la performance de 20 catégories de véhicules différentes.

«Ce record est le résultat des montants à l’échange qui sont plus élevés qu’auparavant. Et plus en plus de locations ont une équité positive à la fin du terme. Toutefois, nous constatons que ces véhicules sont moins vendus à l’encan, mais plutôt achetés par les consommateurs et souvent échangés peu de temps après à titre de mise de fonds pour un nouveau véhicule», affirme Brian Murphy, vice-président à la recherche et à l’analyse chez Canadian Black Book.

 

La catégories en détails

Les voitures compactes (118,4), les multisegments compacts (101,9) et les voitures intermédiaires (108,2) sont les catégories qui enregistrent de nouveaux records en septembre. Une chose très rare que trois catégories établissent des records durant le même mois. Les voitures sous-compactes sont venues près d’atteindre un nouveau record.

Comparativement à l’an dernier, les catégories des voitures compactes (+ 11,5), des fourgons pleine grandeur (+ 8,2) et des voitures sous-compactes (+ 7,6) ont connu la plus forte hausse annuelle. Dans les derniers 30 jours, ce sont les voitures compactes (+ 2,1), les voitures sport (+ 4,0) et les voitures sous-compactes (+ 1,7) qui ont enregistré la plus forte progression.

De l’autre côté du spectre, certaines catégories connaissent un important ralentissement. Alors que l’indice de la moyenne de l’industrie a progressé de 4,7 points depuis 2018, les utilitaires compacts de luxe ont connu une baisse de 4,1 points, les voitures de luxe de 4,4 points et les camionnettes de 4,5 points.

Entre les mois d’août et de septembre, les voitures pleine grandeur ont régressé de 1,6 point, les voitures de luxe de 1,1 point et les camionnettes de 1,0 point.

«En route vers le dernier trimestre de l’année, nous serons intéressés de voir si le marché continuera sur sa lancée ou si nous verrons des tendances négatives dans le marché après des mois records», ajoute M. Murphy.

 

Note importante 

La manière dont l’indice est calculé, l’inflation ou toute augmentation du prix sont prises en compte, de sorte qu’elles ne soient pas affectées par la hausse du nouveau PDSF d’origine. Le Canadian Black Book divise le prix des voitures âgées de 2 à 6 ans par le prix du neuf. Donc si le prix monte, l’indice ne monte pas avec lui.

L’augmentation de la valeur est en fait liée à plusieurs facteurs, dont :

1) L’économie est forte (faible taux de chômage, bonne croissance donc beaucoup de demandes).

2) Le dollar canadien est assez faible, de sorte que 200 000 à 300 000 voitures par an sont exportées vers les États-Unis, ce qui maintient la demande élevée.

 

Créé en 2005

L’indice CBB de rétention de la valeur d’échange des voitures usagées reflète ce que le marché des véhicules d’occasion est prêt à payer lors des encans, entre autres, afin de se procurer une unité de qualité moyenne («average») pour la revente.

CBB publie depuis 2005 cet indice afin de «donner un aperçu précis et non biaisé sur la santé du marché des véhicules usagés». L’année à laquelle il a été créé, il était à 100. Au fil du temps, l’indice a chuté jusqu’à 74,8 en 2009, au plus fort de la dernière crise économique et a crû de 33 points jusqu’au record de maintenant. Ce qui signifiait que les marchands étaient prêts à payer que les trois quarts de la valeur des véhicules selon le CBB, lors des encans.

Cet indice peut être consulté tous les mois en ligne à blog.canadianblackbook.com.

 

 

 

 

 

 

 

Catégories: Actualités

À propos de l'auteur

Paul-Robert Raymond

Actuellement journaliste pupitreur à temps plein au quotidien Le Soleil à Québec, Paul-Robert Raymond collabore également dans les pages Auto et rédige également des textes sur l’aviation dans le même journal. Il a fondé le Magazine AutoLogique dans les années 1990, dans la foulée de l’émergence d’Internet.

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