LGM Services Financiers s’ajuste à la Loi 30 : entrevue avec son PDG, Drew Collier

Décidément, la Loi 30 fait réagir d’autres acteurs majeurs de l’industrie F&A qui souhaitent, eux aussi, s’exprimer ouvertement à l’égard de cette nouvelle réglementation. Cette fois-ci, AutoMédia a eu l’occasion d’en discuter avec Drew Collier, PDG de LGM Services Financiers.
Joint au siège social de l’entreprise, situé à Vancouver, son président-directeur général affirme que cette nouvelle loi, en vigueur depuis le 1er juillet 2026, constitue un changement majeur pour toutes les personnes qui évoluent au sein de l’industrie automobile. Un changement bénéfique pour les consommateurs.
Un processus encore plus transparent
« Désormais, ce changement instaure une nouvelle façon de procéder en matière de financement automobile. Un processus encore plus transparent auprès des consommateurs », dit-il. Or, ce changement n’est pas sans modifier les façons de faire de LGM Services Financiers.
Tout d’abord, Drew Collier tient à préciser que son entreprise n’a pas introduit de nouveaux produits de protection suite à l’introduction de la nouvelle loi. Les protections de prêt ainsi que les autres protections et programmes d’entretien prépayés demeurent les mêmes. La protection de prêt se démarque toujours avec des options à tarif fixe ainsi que sa flexibilité quant à son éligibilité. Ce qui change, toutefois, indique-t-il, c’est la façon dont les protections de prêt sont présentées et vendues aux consommateurs ainsi que la manière dont ceux-ci les paient.
Des mensualités séparées
Terminés les garanties de protection et les services d’entretien tous inclus au sein même du financement global du véhicule. « Désormais, nous offrons notre protection de prêt séparément aux consommateurs au travers d’un paiement flexible mensuel », déclare fièrement le dirigeant.
Ainsi, depuis le 1er juillet 2026, les consommateurs qui souhaitent se prémunir de la protection de prêt offerte par LGM payent leur dû sous forme de mensualités. « Les consommateurs peuvent même mettre fin à leur contrat en tout temps, et ce, sans pénalité », explique Drew Collier.
Par conséquent, cette nouvelle approche change aussi la façon dont les concessionnaires sont rémunérés. L’époque où LGM leur versait la commission complète dès la signature du contrat, pour ensuite la récupérer par rétrofacturation lorsque le client annulait sa protection, est révolue. « Les concessions reçoivent désormais un pourcentage chaque mois, tant et aussi longtemps que le contrat demeure effectif avec le client », avise le PDG de LGM.
Collaboration avec une dizaine de manufacturiers
Mentionnons que LGM travaille déjà en étroite collaboration avec une dizaine de manufacturiers automobiles, soit Kia, Mazda, Mitsubishi, Volvo, Polestar, Mini, Jaguar, Land Rover ainsi que BMW et BMW Motorcycles. « Ces collaborations nous permettent d’offrir des produits de protection et d’entretien conçus sur mesure pour chacun des manufacturiers », dit-il. Par exemple, certains manufacturiers peuvent inclure les produits de LGM, notamment le programme d’entretien prépayé, au sein même de leurs transactions. « D’ailleurs, selon les ententes, le nombre d’entretiens inclus peut varier entre 2 et 14 », souligne Drew Collier.
Dans la bonne voie
Le PDG de LGM a tenu à préciser que le marché du Québec représente près du tiers des revenus de son entreprise. « Depuis les balbutiements de LGM Services Financiers, les concessionnaires du Québec font partie intégrante du succès de l’entreprise, raison pour laquelle nous sommes fiers d’avoir une solide équipe en place ainsi qu’un programme de formation conforme dirigé par Nathalie Abdallah, vice-présidente, formation et développement », soutient Drew Collier.
Enfin, il est encore trop tôt pour mesurer les impacts des nouvelles procédures mises en place par LGM, tient à mentionner Drew Collier. Toutefois, le dirigeant de l’entreprise britanno-colombienne est convaincu que l’industrie automobile du Québec se trouve, plus que jamais, sur la bonne voie.
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