Les consommateurs au Canada plus frileux à l’achat d’un VÉ que les Américains

Selon une première étude de J.D. Power Canada sur la considération des véhicules électriques, les acheteurs au pays accusent un retard par rapport à leurs homologues américains. Les principales objections des consommateurs canadiens étant l’autonomie, le coût et le climat.

Même avec la flambée des prix de l’essence, plus de la moitié (53 %) des Canadiens disent qu’il est « très peu probable » ou « assez peu probable » qu’ils envisagent un véhicule électrique (VE) pour leur prochain véhicule. Cela contraste avec nos voisins du sud où près de six sur dix (59 %) se disent « très susceptibles » ou « plutôt susceptibles » d’envisager un véhicule électrique.

Le prix, l’anxiété liée à l’autonomie et le manque d’expérience de conduite d’un véhicule électrique sont les principaux facteurs qui dissuadent les Canadiens d’envisager l’achat d’un véhicule électrique. Les résidents du Canada atlantique et des Prairies sont les plus réticents alors que le taux de considération le plus élevé se trouve en Colombie-Britannique.

Les constructeurs automobiles et les représentants du gouvernement ont donc du travail à faire. « Il existe plusieurs défis systémiques uniques au Canada sur lesquels les fabricants et les décideurs doivent collaborer pour naviguer efficacement dans la transition », a déclaré J.D. Ney, directeur, chef de la pratique automobile chez J.D. Power Canada.

« La bonne nouvelle est que la considération des véhicules électriques augmente considérablement sur un certain nombre de mesures une fois que les consommateurs sont mieux informés sur les capacités des véhicules électriques les plus récents ou, mieux encore, en ont une expérience personnelle. »    J.D. Ney

Une question de coût

Le coût est une mesure à surveiller : parmi les consommateurs qui déclarent qu’il est peu probable qu’ils considèrent un VÉ, 6 consommateurs sur 10 (61 %) désignent le prix d’achat comme un facteur. En comparaison, seulement 44 % des consommateurs américains disent la même chose. Alors que ceux au Canada ont accès à un programme incitatif au niveau fédéral, de nombreuses provinces manquent d’incitations significatives pour aider à combler l’écart important entre le prix d’achat des véhicules à moteur à combustion interne (ICE) traditionnels et celui des véhicules électriques.

 

Encore l’autonomie 

L’anxiété liée à l’autonomie reste un inconvénient : la distance de conduite limitée par charge est citée par 65 % de ceux qui déclarent qu’il est « quelque peu improbable » ou « très improbable » d’envisager un véhicule électrique, contre 44 % des consommateurs américains ayant un niveau de considération similaire.

 

Nos hivers 

Le climat plus froid du Canada joue probablement dans cette réticence, avec 44 % citant la performance de l’autonomie à des températures extrêmes comme un obstacle à la considération.

 

Mieux comprendre les VÉ

Le manque d’information freine encore et toujours l’ardeur des acheteurs. Plus les consommateurs ont d’expérience avec les VE, plus ils sont susceptibles d’envisager un VE. La probabilité de considérer les véhicules électriques n’est que de 15 % parmi ceux qui n’ont aucune expérience avec ces véhicules. Ce nombre grimpe à 22 % parmi ceux qui ont été passagers d’un véhicule électrique et à 42 % parmi ceux qui en ont conduit un. Près de la moitié (49 %) de ceux qui possèdent un VE envisageront un autre VE pour leur prochain achat de véhicule.

 

Son environnement 

Enfin, l’emplacement géographique a également son influence. Le taux de considération des VÉs le plus élevé se trouve dans l’Ouest canadien avec 59 % des consommateurs de la Colombie-Britannique indiquant un intérêt. Les résidents du Québec (50 %) et de l’Ontario (47 %) ont un intérêt moyen pour la possession d’un VÉ, tandis que les résidents des Prairies (38 %) et du Canada atlantique (35 %) montrent le moins d’intérêt.

 

EVC: Une étude annuelle 

L’étude sur la considération des véhicules électriques au Canada (EVC) sera utilisée comme référence annuelle de l’industrie pour évaluer la considération des acheteurs de véhicules électriques. Le contenu de l’étude comprend la prise en compte globale des VE par géographie ; démographie; expérience et utilisation du véhicule; mode de vie; et psychographique. Il comprend également des détails sur les considérations au niveau du modèle, tels que les résultats d’achats croisés et du « pourquoi acheter », ainsi qu’une analyse des raisons du rejet des véhicules électriques. L’étude a mesuré les réponses de 3 701 consommateurs et a été menée en avril-mai 2022.

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