Toyota Hybride

La mission électrique de Toyota: d’abord les hybrides !

 

AM : Vous avez vendu un RAV4 EV aux États-Unis (de 2012 à 2014). Pourquoi avoir cessé ?

SB : Sincèrement, il n’était pas très bon et il était coûteux. Quand on demande aux consommateurs de sortir leurs sous, il faut s’assurer en retour de leur en donner pour leur argent. Quand ils achètent une Corolla, c’est d’abord pour sa fiabilité et son accessibilité. Avec les BEV, nous ne sommes pas encore rendus là.

 

AM : Et si les gouvernements cessaient de subventionner les hybrides ?

SB : Nous établissons nos prix en fonction d’un monde sans subventions gouvernementales, des incitatifs qui sont volatils. Je ne veux pas faire de lobby dans un sens ou l’autre mais les subventions entraînent des réactions à la chaîne. Que se passe-t-il quand les gouvernements favorisent une technologie mais pas une autre ? Si les incitatifs sont trop bons et visent une cible trop étroite, les effets sont pervers. Par exemple, les ventes de BEV sont en hausse en Amérique du Nord mais les émissions de carbone aussi. Pourquoi ? Pour certains acheteurs, les BEV performent mieux que des voitures compactes hybrides mais tous les autres se précipitent sur des camionnettes et des utilitaires ! Si l’objectif est réellement d’abaisser les émissions nocives, alors les BEV font partie de l’équation. Mais si on ne s’attarde qu’aux véhicules à zéro émission pendant que les ventes de camions augmentent, ce n’est pas efficace.

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