Pour le deuxième épisode du balado Histoires de vendeurs, Antoine Joubert reçoit Jean-Sébastien Coiteux, propriétaire de Coiteux Hyundai, à Montréal. La discussion retrace le parcours d’une famille présente dans le commerce automobile depuis quatre générations, tout en abordant l’évolution du métier de vendeur et les défis actuels des concessionnaires indépendants.

Histoires de vendeurs est une nouvelle série de balados réalisée par Antoine Joubert, qui propose de découvrir les rouages de la vente automobile à travers ceux et celles qui exercent ce métier. Chaque épisode met en lumière le parcours d’un intervenant du milieu, ses méthodes de travail, ses expériences et son regard sur l’évolution de l’industrie.

 

Une histoire amorcée en 1945

L’aventure familiale commence en 1945, lorsque le grand-père de Jean-Sébastien Coiteux se lance dans la vente de véhicules d’occasion sur le Plateau-Mont-Royal. L’entreprise représente ensuite différentes marques, notamment Austin, MG, Jaguar et Subaru, avant de se tourner vers Hyundai.

Jean-Sébastien Coiteux grandit dans cet environnement. Après avoir fait ses débuts comme vendeur, il devient directeur des ventes, puis prend progressivement la relève de son père. L’entretien revient également sur les campagnes publicitaires mettant en vedette la famille Coiteux, dont le slogan « Venez voir mon père chez Pony de Montréal ».

Un métier transformé par le Web

Le concessionnaire explique que les acheteurs arrivent aujourd’hui beaucoup mieux renseignés qu’autrefois. Comme une grande partie du magasinage s’effectue en ligne, les représentants rencontrent moins de visiteurs, mais ceux-ci sont généralement plus avancés dans leur processus d’achat.

Pour Jean-Sébastien Coiteux, la connaissance des produits demeure donc incontournable. « L’écoute, faut écouter ce que le client lui dit », résume-t-il lorsqu’on lui demande de définir la première qualité d’un bon vendeur. Il insiste également sur l’importance de connaître les modèles concurrents et de ne jamais formuler une promesse qui ne pourra être respectée.

La place des concessionnaires indépendants

L’épisode aborde enfin la concentration grandissante du marché entre les mains de groupes possédant plusieurs établissements. Coiteux Hyundai demeure pour sa part une entreprise familiale indépendante, une situation qui suscite régulièrement l’intérêt d’acheteurs potentiels. « Je me fais approcher tous les mois pour savoir si ma concession est à vendre », confie son propriétaire. 

Malgré des coûts plus difficiles à répartir que dans un grand groupe, Jean-Sébastien Coiteux estime que la proximité avec les clients et l’accessibilité du propriétaire continuent de distinguer les entreprises familiales.

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