Essayer un VÉ c’est l’adopter, affirme J.D. Power

Essayer un véhicule électrique (VÉ), c’est l’adopter. Voilà ce que suggère une étude réalisée par J.D. Power sur les intentions d’achat des consommateurs étatsuniens à l’égard de ces véhicules.

Intitulée « U.S. Electric Vehicle Consideration » (ou EVC en abrégé), cette étude qui en est à sa première version analyse les facteurs qui poussent les consommateurs à opter pour un VÉ. Ses résultats ont été annoncés par voie de communiqué le 25 février.

Cette étude revêt une grande importance, selon J.D. Power, puisque plus de la moitié (59 %) des acheteurs de véhicules neufs aux États-Unis affirment être « peut-être prêts » ou « peut-être pas prêts » à envisager l’achat ou la location d’un VÉ. Un concessionnaire aguerri y verra donc potentiel commercial important.

 

L’expérience du produit ajoute à son attrait

Cette étude démontre clairement qu’une expérience de conduite au volant d’un VÉ contribue de manière positive à l’intention d’achat des  consommateurs. 

Parmi les répondants qui ont possédé ou loué un VÉ dans le passé, 46 % ont affirmé qu’il envisagerait « très probablement » l’acquisition d’un nouveau véhicule du même genre, alors que seulement 6 % ont affirmé qu’il était « peu probable » qu’il fasse de même.

Ce constat rappelle certains résultats de l’étude « EVX » consacrée à l’expérience d’utilisation d’un VÉ, et dont J.D. Power a révélé les résultats ces derniers jours. Elle nous apprenait, entre autres, que même parmi les propriétaires les moins satisfaits du VÉ qu’ils avaient conduit, 65 % affirmaient néanmoins qu’ils « envisageraient assurément » l’acquisition d’un autre VÉ.

 

Voyager à bord d’un VÉ suffit à convaincre

La nouvelle étude de J.D. Power nous apprend aussi que le pourcentage des répondants se disant « très intéressés » par l’acquisition d’un VÉ est trois fois plus élevé parmi ceux qui ont voyagé à bord d’un de ces véhicules sans le conduire (20 %), comparativement à ceux qui ne sont jamais montés à bord d’un véhicule de ce genre (6 %).

D’ailleurs, la moitié des répondants de cette étude n’avaient jamais embarqué à bord d’un VÉ, d’où l’importance pour les constructeurs et les concessionnaires de créer des opportunités permettant aux automobilistes de se familiariser avec ces véhicules, affirme J.D. Power. 

« Que ce soit par une activité expérientielle, un essai routier de quelques jours ou d’autres initiatives proactives, les constructeurs comme les concessionnaires ont tout intérêt à exposer davantage les consommateurs aux VÉ pour en accroître l’attrait », affirme Stewart Stropp, le directeur principal du Commerce au détail d’automobiles chez J.D. Power. 

 

Des pistes de solutions pour vendre plus de VÉ

Le gain lié à l’économie d’essence atténue l’anxiété liée à l’autonomie — Parmi les automobilistes qui parcourent beaucoup de kilomètres annuellement, le gain associé à l’élimination des frais de carburant supplante l’anxiété liée à l’autonomie parfois jugée limitée d’un VÉ. 

Par exemple, parmi les consommateurs sondés, J.D. Power constate que 34 % de ceux qui font 10 longs voyages et plus chaque année se disent « très enclins » à faire l’acquisition d’un VÉ comparativement à seulement 10 % parmi ceux qui ne font jamais de long voyage.

On observe d’ailleurs le même rapport entre les automobilistes qui doivent conduire plus de 1 heure par jour quotidiennement pour aller au travail (35 %) comparativement à ceux qui n’ont pas à se déplacer (9 %).

L’envie d’opter pour un VÉ concorde avec la catégorie d’automobiliste — Le pourcentage d’automobilistes qui se disent « très enclins » à opter pour un VÉ est deux fois plus important parmi les conducteurs de véhicules haut de gamme (36 %) comparativement aux conducteurs de véhicule de grande diffusion (15 %).

De plus, même si ce pourcentage varie considérablement selon la marque du véhicule utilisé, il demeure plus élevé chez ceux qui ont des véhicules de marques haut de gamme (46 à 96 %) comparativement à ceux qui conduisent des véhicules de marques de grandes de diffusion (36 à 60 %).  

La connaissance suscite l’intérêt — Près du tiers des personnes sondées qui ne démontraient aucun désir d’opter pour un VÉ (30 %) expliquait leur décision par un manque d’informations sur ces produits. Cela confirme l’importance d’informer les consommateurs à leur sujet.

Le temps qu’il faut pour changer d’idée — Parmi les répondants qui se disent peu enclins à opter pour un VÉ, 41 % affirment néanmoins qu’ils envisageraient l’acquisition d’un véhicule hybride ordinaire ou branchable d’ici 2 à 4 ans, alors que 27 % envisageraient l’acquisition d’un VÉ dans la même période.

Tesla, la marque chouchou — Plus du quart (27 %) des acheteurs qui envisagent l’acquisition d’un VÉ considèrent un produit de marque Tesla. Ce choix serait, disent-ils, basé sur les « performances » de ces véhicules. 

Cela dit, ces mêmes répondants admettent qu’ils considéreraient des produits d’autres marques s’ils offrent des performances supérieures, un prix plus attrayant et de meilleurs attributs au chapitre des caractéristiques, des équipements, de la technologie et des dimensions.

M. Stropp ajoute qu’il est intéressant de noter que seulement 4 % de ces répondants, pour lesquels Tesla constitue la marque de choix, ne considéreraient aucune autre marque en guise de substitut. « On peut en conclure que, bien que l’attrait des produits Tesla soit indéniable, il risque de s’étioler rapidement à mesure qu’apparaîtront des produits rivaux aussi attrayants. » 

Cette première édition de l’étude EVC de J.D. Power a été réalisée en décembre 2020 et en janvier 2021 avec la participation de 9 030 résidents des États-Unis; des consommateurs qui envisageaient l’achat ou la location d’un nouveau véhicule en dedans de 12 mois. 

Photos : Nissan. 

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