DON ROMANO ET LE DÉFI GENESIS

Don Romano ne s’en cache pas : il aimerait rehausser le prestige de la marque Hyundai auprès des consommateurs. Dans ce sens, la décision de Seoul de lancer Genesis, une division dédiée au luxe comme Lexus et Acura le sont pour Toyota et Honda, n’est pas pour lui déplaire. AutoMédia l’a rencontré pour comprendre comment il comptait s’y prendre…

 

La force de Hyundai , à la base de son succès, ce sont ses prix. En visant le prestige, vous risquez de chambarder cette recette gagnante. Ne craignez-vous pas d’indisposer vos concessionnaires?

Tout d’abord, ce n’est pas un sprint mais bien un marathon. Quand j’étais jeune, les voitures bon marché étaient les Toyota, les Datsun, les Nissan et les Honda. Honda était la moins chère avec un moteur de 500cc. Si on voulait un peu plus de luxe, on regardait vers les Américaines et ensuite les Européennes. Ça a pris plus de 20 ans à ces dernières pour établir leur réputation de qualité et des prix en conséquence. Nous ne sommes pas différents. Nous avons commencé après les constructeurs japonais. Et nous nous dirigeons dans la même direction que les Européens. Les voitures Kia et Hyundai sont au sommet de la liste en termes de valeur. Nous savons que, statistiquement, nous avons un meilleur produit. Mais la perception est que nos voitures sont de moins bonne qualité que celles de nos compétiteurs. Notre travail consiste à rapprocher les clients de la réalité. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça passe par l’image, les campagnes marketing et les formations chez les concessionnaires. Je dois convaincre les marchands, qui vendaient le produit parce qu’il était abordable, de changer leur fusil d’épaule et d’être capable d’expliquer au client la technologie, les matériaux et la fabrication qui entrent dans nos produits. Ça va prendre un peu de temps.

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