Des consommateurs qui ne sont pas pressés d’acheter un char

Les trois quarts des Canadiens conduisent moins et passent deux fois moins de temps au volant. Par conséquent, plusieurs consommateurs se disent beaucoup moins pressés de changer de véhicule en 2021. 

C’est ce que révèle la nouvelle étude annuelle du Canadian Black Book sur les habitudes d’achat de voitures des Canadiens. « Cette étude du CBB illustre l’impact considérable que la pandémie de COVID -19 et ses répercussions économiques ont eu sur la façon dont les Canadiens conduisent, voyagent et abordent l’achat d’une voiture », peut-on lire dans le communiqué de presse du CBB.

Soulignons que l’enquête, menée par la firme Ipsos, a été réalisée du 6 au 8 janvier 2021. L’échantillonnage était principalement composé de 1 000 Canadiens âgés de 18 ans et plus qui possèdent ou louent une voiture ou un camion ou qui comptent le faire d’ici deux ans.

 

L’impact du télétravail

Selon les résultats, trois répondants sur quatre (76 %) disent conduire moins depuis le début de la pandémie. C’est le cas chez les 55 ans et plus,
dont 86 % déclarent conduire moins souvent, ainsi que chez les ménages canadiens gagnant plus de 100 000 $ par année, où le pourcentage est de 82 %. « Cette réduction du total de kilomètres parcourus par les Canadiens en raison de la pandémie a eu un impact certain sur l’industrie », soulève David Robins, analyste automobile principal et responsable de l’évaluation des véhicules au Canada chez Canadian Black Book. 

Selon l’étude, près d’un répondant sur deux (48 %) dit travailler plus souvent de la maison. Les autres mesures de confinement et restrictions de santé publique contribuent également à la réduction du nombre de kilomètres. « Il en résulte une urgence moindre lorsque vient le temps d’acheter un nouveau véhicule. Près de trois personnes sur quatre (74 %) qui conduisent moins souvent sont d’accord pour dire qu’elles n’auront pas besoin de remplacer leur véhicule aussi rapidement étant donné qu’elles conduisent moins souvent ou parcourent des distances moindres », souligne l’équipe du CBB.

 

Les 34 et moins demeurent au rendez-vous

Notons que ce sont les jeunes âgés de 18 ans à 34 ans qui demeurent les plus susceptibles (51%) d’acheter un véhicule au cours des 24 prochains mois. Il s’agit toutefois d’une baisse avec le score de l’an dernier qui était de 57%. Suivent les baby-boomers de 55 ans et plus (36%). Ce score est également en baisse comparativement avec 2020 (47%).

 

La demande pour l’électrique en baisse

Même l’intérêt pour le véhicule électrique ou hybride est à la baisse. Seulement trois répondants sur dix (30 %) ont indiqué qu’ils étaient susceptibles d’acheter un véhicule électrique à batterie (VEB) ou un véhicule hybride rechargeable (VHR) au cours des cinq prochaines années. Ils étaient 4 sur 10 en 2020. De plus, ce sont les Québécois (35 %) et les Ontariens (31 %) qui sont les plus susceptibles d’acheter ce type de véhicules.

 

 

Voici l’étude complète du CBB

 

Les trois-quarts des Canadiens conduisent moins, passent deux fois moins de temps au volant 

Markham, ON, 2 mars 2021 – Le Canadian Black Book a dévoilé les résultats de son étude Ipsos annuelle sur les habitudes d’achat de voitures des Canadiens. L’étude de 2021 révèle des chiffres étonnants et des contrastes frappants par rapport à l’édition 2020, réalisée avant la propagation de la pandémie au Canada. Cette étude du CBB illustre l’impact considérable que la pandémie de COVID -19 et ses répercussions économiques ont eu sur la façon dont les Canadiens conduisent, voyagent et abordent l’achat d’une voiture.

Le principal catalyseur lié directement à la pandémie, et sans doute le changement le plus important, est le fait que les Canadiens conduisent moins. Selon l’étude, trois répondants sur quatre (76 %) disent conduire moins depuis le début de la pandémie. C’est le cas chez les 55 ans et plus, dont 86 % déclarent conduire moins souvent, ainsi que chez les ménages canadiens gagnant plus de 100 000 $ par année, où le pourcentage est de 82 %. C’est en Alberta que l’on trouve la plus grande proportion de répondants qui conduisent moins, soit 84 %.

« Cette réduction du total de kilomètres parcourus par les Canadiens en raison de la pandémie a eu un impact certain sur l’industrie, ce que démontre clairement notre étude, déclare David Robins, analyste automobile principal et responsable de l’évaluation des véhicules au Canada chez Canadian Black Book. Les différences observées dans les tendances et les attitudes à l’égard de l’achat de voitures au cours des 12 derniers mois sont considérables. Ceci n’est guère étonnant, mais il est important de le noter car cela pourrait aider certains membres de l’industrie à penser différemment en 2021 et au-delà. »

Moins de conduite veut dire moins d’achats 

Ceux qui passent moins de temps sur la route car ils travaillent ou étudient de la maison ont réduit leurs heures de conduite en moyenne de 50 % par rapport à la période prépandémique. Selon l’étude, près de la moitié (48 %) disent travailler plus souvent de la maison. Les autres mesures de confinement et restrictions de santé publique contribuent également à la réduction du nombre de kilomètres. Il en résulte une urgence moindre lorsque vient le temps d’acheter un nouveau véhicule. Près de trois personnes sur quatre (74 %) qui conduisent moins souvent sont d’accord (20 % fortement d’accord et 54 % plutôt d’accord) pour dire qu’elles n’auront pas besoin de remplacer leur véhicule aussi rapidement étant donné qu’elles conduisent moins souvent ou parcourent des distances moindres. Chez les répondants du Canada atlantique, ce sont 80 % qui indiquent ne pas être près d’envisager l’achat d’un nouveau véhicule en raison de leurs déplacements réduits.

À la question quant à la probabilité que le répondant achète un nouveau véhicule au cours des 24 prochains mois, 44 % ont répondu qu’ils étaient susceptibles de le faire, comparativement à plus de la moitié (52 %) en 2020. Le groupe se disant susceptible d’acheter durant cette période est celui des 55 ans et plus, représentant 36 % comparativement à 47 % l’an dernier. Le groupe le plus susceptible d’acheter est celui des 18 à 34 ans (51 %), ce qui est positif mais considérablement moindre que les 57 % enregistrés l’an dernier. C’est chez les ménages gagnant plus de 100 000 $ que l’intention d’acheter a le plus diminué, soit 45 % en 2021 comparativement à 62 % en 2020, avant la pandémie. Sur une base régionale, les Albertains sont ceux qui sont les plus susceptibles d’acheter d’ici deux ans (54 %). Pour les Ontariens, le pourcentage est de 45 % comparativement à 56 % l’an dernier; les gens de Colombie-Britannique sont les moins susceptibles d’acheter cette année (36 %) par rapport à l’an dernier (50 %).

« Au cours des trois ou quatre dernières années, il ressortait de notre étude qu’environ 50 % des Canadiens avaient l’intention d’acheter un nouveau véhicule au cours des deux années suivantes, note David Robins. La chute à 44 % dépasse de loin la marge d’erreur pour cette étude et témoigne d’un changement important dans les intentions d’achat des Canadiens. »

En raison de l’incertitude entraînée par la pandémie et la récession, certains Canadiens ont décidé de reporter l’achat d’un véhicule. Deux sur dix (20 %) indiquent avoir été forcés de repousser leur achat pour cette raison. Ceci comprend les Canadiens qui avaient l’intention d’acheter une voiture neuve (4 %) ou d’occasion (4 %) en 2020, ainsi que ceux qui comptaient acheter une voiture neuve (8 %) ou d’occasion (6 %) en 2021. Presque tous ceux (88 %) qui ont retardé leur achat prévoient que celui-ci sera reporté d’au moins six mois, y compris deux répondants sur dix (19 %) qui prévoient repousser leur achat de deux ans ou plus.

Stabilisation des ventes de véhicules électriques  

Étant donné que de nombreux Canadiens ne ressentent pas le besoin d’acheter un nouveau véhicule de sitôt, il est logique que l’intention d’acheter des véhicules utilisant des sources d’énergie de remplacement ait également baissé. Trois répondants sur dix (30 %) ont indiqué qu’ils étaient susceptibles d’acheter un véhicule électrique à batterie (VEB) ou un véhicule hybride rechargeable (VHR) au cours des cinq prochaines années (9 % très susceptibles/21 % assez susceptibles). Ce nombre est considérablement plus bas que l’an dernier, où 37 % avaient exprimé l’intention d’acheter un véhicule électrique. Ce sont les Québécois (35 %) et les Ontariens (31 %) qui sont les plus susceptibles d’acheter des véhicules électriques durant cette période, alors que les habitants Prairies sont les moins susceptibles, la Saskatchewan et le Manitoba enregistrant un taux de 21 %, et l’Alberta, de 22 %.

Ceux qui disent songer sérieusement à faire l’acquisition d’un véhicule d’ici deux ans sont les plus susceptibles de dire qu’ils prévoient acheter un VEB ou un VHR d’ici cinq ans (47 % sont susceptibles, dont 30 % très susceptibles). Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont les plus susceptibles d’acheter des véhicules électriques (40 %), ce qui représente tout de même une baisse de 5 points par rapport à l’an dernier. Les hommes sont beaucoup plus susceptibles d’envisager l’achat d’un véhicule électrique, soit 36 % par rapport aux femmes à 24 %; les diplômés universitaires sont un autre groupe ayant démontré un intérêt marqué pour les véhicules électriques, soit 41 %. Ces derniers sont également plus enclins à dire qu’ils achèteront probablement un véhicule utilisant des sources d’énergie de remplacement au cours des cinq prochaines années.

Qu’en est-il des transports publics et des services de covoiturage?  

À l’heure actuelle, près d’un Canadien sur dix (8 %) indique utiliser les services de covoiturage au lieu de posséder un véhicule; bien que ces services demeurent populaires, l’évolution du marché, tant avant que pendant la pandémie, pointe vers une croissance à court terme incertaine. Comparativement à l’an dernier, 11 % des répondants en 2020 ont dit utiliser les services de covoiturage. Près de deux sur dix 17 %) utilisent les transports publics au lieu de posséder un véhicule, et les 18 à 34 ans sont les plus susceptibles d’utiliser les transports publics comme principal moyen de déplacement (25 %).

Lorsqu’ils envisagent l’horizon 2021 dans la perspective de la pandémie et de la récession économique, il semble que non seulement de nombreux Canadiens conduiront moins, mais qu’ils seront également moins enclins à utiliser d’autres moyens de transport, notamment ceux qui nécessitent le partage de l’espace. Près de la moitié (45 %) déclarent qu’ils seront moins susceptibles (29 % beaucoup moins / 15 % un peu moins) d’utiliser les transports en commun en 2021; ce pourcentage est de 50 % chez les 18 à 34 ans. Par ailleurs, plus de quatre personnes sur dix (42 %) déclarent qu’elles seront moins susceptibles (30 % beaucoup moins / 12 % un peu moins) d’utiliser les services de covoiturage au cours des 12 prochains mois

L’étude révèle que les services de covoiturage tels qu’Uber ou Lyft courent des risques importants en raison de la pandémie qui perdure. Interrogés sur la pandémie et la récession économique, près de la moitié des Canadiens (46 %) disent qu’ils sont moins susceptibles (36 % beaucoup moins / 11 % un peu moins) d’utiliser les services de covoiturage. Les femmes (43 %) et les personnes âgées de 55 ans et plus (43 %) sont les plus susceptibles d’éviter le covoiturage à mesure que la pandémie se prolonge. Environ autant de répondants (47 %) disent que la probabilité qu’ils utilisent les services de covoiturage ne changera pas, tandis que 7 % s’attendent à ce que leur utilisation des services de covoiturage augmente.

Compte tenu des inquiétudes suscitées par la COVID-19, certains (15 %) ont pris la décision d’acheter une voiture pour éviter d’utiliser les transports en commun ou les services de covoiturage (7 %) ou envisagent de le faire (7 %). Les Canadiens âgés de 18 à 34 ans sont les plus susceptibles d’avoir déjà fait l’acquisition d’un véhicule (17 %) ou d’en envisager l’achat (13 %).

Les achats durant la pandémie 

Bien que le climat actuel ait incontestablement eu un impact énorme sur la façon dont les Canadiens abordent les achats importants, certaines décisions sont moins susceptibles d’être affectées. Lorsqu’il s’agit d’acheter leur prochain véhicule, trois Canadiens sur quatre (75 %) déclarent que la situation économique actuelle n’a pas d’incidence sur la probabilité qu’ils achètent un véhicule neuf ou d’occasion. Ceux qui sont touchés par la conjoncture économique sont plus susceptibles de dire qu’ils pencheraient davantage pour un véhicule d’occasion (16 %) que pour un véhicule neuf (10 %).

Environ un Canadien sur quatre (26 %) est d’accord (6 % fortement/20 % assez) pour dire que la pandémie les a rendus plus disposés à rechercher et à acheter un véhicule entièrement en ligne, bien qu’une majorité (74 %) ne soit pas d’accord, préférant voir en personne ce qu’ils achètent. Le Canada atlantique a la plus forte propension pour l’achat en ligne, 30 % des répondants étant ouverts à cette option. Cette approche d’achat en ligne est la plus populaire chez ceux qui disent être très susceptibles d’acheter un véhicule au cours des deux prochaines années (42 % contre 14 % peu susceptibles), les moins de 35 ans (35 % contre 19 % chez les 35 à 54 ans et 13 % chez les 55 ans et plus) et les hommes (32 % contre 11 % de femmes).

En effet, une majorité (81 %) est d’accord (27 % fortement/54 % assez) pour dire qu’ils se sentiraient à l’aise d’aller chez un marchand automobile pour acheter une voiture en personne, à condition que celui-ci respecte les directives de santé publique de leur région.

Parmi les propriétaires ou les loueurs actuels de véhicules, plus de la moitié (55 %, soit une hausse de 2 points) déclarent avoir acheté ou loué un véhicule neuf par opposition à un véhicule d’occasion (45 %, soit une baisse de 2 points). En ce qui concerne les futurs achats de véhicules, les Canadiens sont plus susceptibles de dire qu’ils achèteront un véhicule neuf (54 %, en baisse de 1 point) que d’occasion (46 %, en hausse de 1 point). Les parents (64 %) et les personnes dont le revenu est supérieur à 60 000 $ (61 % gagnant 60 000 $ à moins de 100 000 $; 60 % gagnant 100 000 $ et plus) sont tous plus susceptibles de dire que leur prochain véhicule sera neuf.

La taxe sur le carbone a-t-elle un effet sur les comportements d’achat?  

Le gouvernement fédéral a récemment annoncé que la taxe sur le carbone sera augmentée d’ici dix ans, ce qui entraînera une hausse du prix du carburant de 38 cents le litre. Ce mouvement a le potentiel de stimuler le passage à des voitures plus économes en carburant, de diminuer le nombre de propriétaires de voitures et d’augmenter le recours aux transports en commun. L’enquête révèle que, bien que les intentions en faveur de modes de transport plus respectueux de l’environnement soient mitigées en 2021 (en grande partie en raison de l’incertitude causée par la pandémie), lorsqu’ils sont informés de la hausse imminente du prix du carburant, les Canadiens sont considérablement plus enclins à devenir plus économes en carburant au cours des cinq prochaines années :

  Plus susceptibles 
  En 2021  D’ici cinq ans 
Acheter des véhicules plus petits ou plus économes en carburant 25 % 52 %
Acheter des véhicules utilisant des sources d’énergie de remplacement 18 % 45 %
Réduire le nombre de véhicules du ménage 14 % 29 %
Utiliser les transports publics 11 % 30 %
Utiliser les services de covoiturage 9 % 21 %

Au sujet de l’étude 

Ces résultats proviennent d’une enquête Ipsos réalisée du 6 au 8 janvier 2021 pour le compte du Canadian Black Book. Pour cette enquête, un échantillon de 1 000 Canadiens âgés de 18 ans et plus qui possèdent ou louent une voiture ou un camion ou qui comptent le faire d’ici deux ans a été interrogé. La pondération a ensuite été utilisée pour équilibrer les données démographiques afin d’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et d’obtenir des résultats représentatifs de l’univers dont l’échantillon est tiré. La précision des enquêtes en ligne d’Ipsos est mesurée à l’aide d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, le sondage est précis à ± 3,5 points de pourcentage près, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus avaient été interrogés. L’intervalle de crédibilité est plus large chez les sous-ensembles de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent être sujettes à d’autres sources d’erreur, y compris, mais sans s’y limiter, les erreurs de couverture et les erreurs de mesure.

Au sujet du Canadian Black Book

Depuis 60 ans, le Canadian Black Book offre à l’industrie canadienne de l’automobile, une source à la fois fiable et impartiale d’information sur la valeur des véhicules. Aujourd’hui, l’entreprise est au premier rang des fournisseurs de données sur la valeur des véhicules, les prévisions de valeurs résiduelles et le décodage des NIV. Les outils et l’information du Canadian Black Book sont considérés comme « l’autorité » en matière de valeur des véhicules, non seulement par les concessionnaires et les fabricants automobiles, mais également par les secteurs du financement à long terme, de l’assurance et du marché de gros. En 2021 le Canadian Black Book lance son service Enhanced Vehicle Matching (EVM), une technologie qui permettra à l’industrie de décoder de façon plus uniforme les NIV à 17 chiffres et de les jumeler à un ensemble spécifique de caractéristiques afin de pouvoir faire une évaluation plus précise de chaque véhicule.

 

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