La batterie idéale : pas pour demain

La batterie idéale : pas pour demain

À quand la révolution tant attendue pour qu’une voiture 100% électrique puisse rouler 500 kilomètres… et se vendre au même prix qu’une voiture conventionnelle ?

Invité à parler de la chose lors de la conférence sur l’Électrification des Transports, en octobre dernier au Palais des Congrès de Montréal, Frédérick Prigge s’est d’abord excusé de venir «péter des ballounes».

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Cet ingénieur électrique oeuvrant depuis près d’une décennie à l’Institut du Véhicule Innovant (IVI, anciennement le CÉVEQ), qui en est aujourd’hui son directeur R&D, ne s’attend pas à une révolution au niveau des batteries. Il observe plutôt une amélioration continue.

«L’actuelle batterie lithium-ion est assez stable, je ne prévois aucun changement drastique de l’électrochimie d’ici au moins 2020. Cela dit, ces batteries fonctionnent très, très bien.»

À ceux qui s’emballent pour les découvertes de l’heure, M. Priggue prévient: «Chaque deux ou trois semaines, nous recevons des communiqués promettant mer et monde. La vague du moment? Les batteries lithium au souffre. Mais comme à peu près tout ce qui a été annoncé au cours des 10 dernières années, ces trouvailles iront fort probablement rejoindre les autres fausses bonnes nouvelles dans la vallée des déceptions.»

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