Achat Express Hyundai : le droit chemin vers la vente de véhicules sur le Web

La vente de voitures sur le Web, c’est ici et maintenant. Il s’agit d’une réalité bel et bien présente dans l’actuel commerce de détail automobile. Bien sûr, l’exemple de Tesla vient à l’esprit, mais aussi Genesis, la marque de luxe de Hyundai.

Aux États-Unis, et dans certaines provinces canadiennes, les marchands de voitures usagées ont déjà emboîté le pas. Par exemple, à Halifax, Clutchcanada.com offre des essais routiers à domicile ainsi qu’une expérience d’achat en ligne (quoique limitée). Au sud, de gros joueurs comme Vroom.com se partagent des dizaines de milliers de ventes en ligne annuellement.

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Il y aura plusieurs nouveaux joueurs dans le domaine du e-commerce automobile, tant chez les franchisés que chez les marchands de véhicules d’occasion, et Hyundai s’annonce comme le prochain.

En effet, il y a un an, Hyundai a lancé sur son site Web national un nouveau service d’achat en ligne baptisé Achat Express Hyundai (Hyundai Express Shopping). En gros, le service permet de sauvegarder la configuration de son véhicule, de demander l’évaluation de son véhicule à distance, de faire une demande de crédit et de planifier un rendez-vous avec son concessionnaire.

Maintenant, le programme Achat Express Hyundai sera désormais offert directement sur le site Web des concessionnaires de la marque. Le fabricant coréen a aussi dévoilé une deuxième phase du programme qui permettra d’aller beaucoup plus loin dans l’expérience d’achat de son véhicule en ligne. Pour en apprendre davantage, AutoMédia a discuté avec Lawrence Hamilton, directeur du marketing chez Hyundai Canada.

Lawrence Hamilton
Lawrence Hamilton, directeur du marketing chez Hyundai Canada

 

Pourquoi avez-vous lancé le programme Achat Express Hyundai ?

L’idée est de procurer au consommateur une meilleure expérience d’achat en essayant de réaliser une plus grande partie du processus d’achat à l’avance.

Nous avons étudié les différentes étapes que le consommateur doit franchir lorsqu’il magasine une voiture et les actions qu’il doit poser en concession, puis nous avons examiné ce qu’il fallait faire pour accélérer le processus. C’est vraiment le cœur du programme et la raison pour laquelle on l’appelle Express Shopping.

Le client passe beaucoup de temps à ramasser de l’information sur le Web, à évaluer la valeur d’échange de son véhicule et à remplir des applications de crédit. Lorsqu’il se rend chez le concessionnaire, il doit répéter l’exercice au complet, car il n’y a pas de transfert des informations. Nous avons donc mis en place un pont entre les activités que le consommateur fait en ligne et celles effectuées à la concession.

 

Hyundai a lancé le programme en juin dernier sans tambour ni trompette. Pourquoi ?

Nous voulions voir si les gens allaient le trouver par eux-mêmes, s’ils allaient l’utiliser et ce qu’ils allaient en faire. On voulait aussi recevoir du feedback de la part des concessionnaires et de leurs clients (voir encadré).

 

En quoi consistent la Phase 1 et la Phase 2 ?

La Phase 1 consiste à offrir aux concessionnaires les mêmes fonctionnalités qui sont actuellement disponibles sur notre site Web national. Ils auront leur propre environnement, conçu à leur image, via un lien qui leur est propre. La Phase 2 comporte surtout deux fonctions supplémentaires importantes.

Premièrement, le client sera capable d’obtenir une idée du délai de livraison sur le véhicule qui l’intéresse. Le véhicule peut être en stock chez le concessionnaire, disponible dans sa province ou ailleurs au pays, ou peut-être est-ce une commande spéciale.

Deuxièmement, le concessionnaire pourra établir un prix ajusté en fonction de la situation du client. Je veux choisir mes mots attentivement, car je ne veux pas nécessairement inviter les clients à négocier. Mais nous croyons que les clients s’attendent encore aujourd’hui à être capables de discuter de prix avec le concessionnaire et ainsi obtenir une soumission spécifique. Nous devons donc permettre aux concessionnaires la capacité d’offrir une soumission sur mesure à leurs clients. Une fois en place, le système permettra au concessionnaire d’arriver à une entente financière avec le client sans que ce dernier ait besoin d’avoir une négociation face à face en concession.

 

Une fois la Phase 2 activée, est-ce que le client sera capable de compléter 100 % de la transaction en ligne et de recevoir son véhicule à la maison ?

Il y a actuellement des lois qui nous empêchent de compléter l’entièreté de la transaction en ligne. Par exemple, en Ontario, l’OMVIC requiert que le client soit physiquement dans la concession pour signer le contrat. On peut préparer en avance le contrat, les prix, l’échange, mais ultimement le client doit être présent sur place pour signer le contrat (voir encadré).

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