Dans ce nouvel épisode du balado Histoires de vendeurs, Antoine Joubert reçoit Philippe St-Pierre, aujourd’hui propriétaire d’une concession General Motors à Buckingham. L’entretien retrace un parcours amorcé dans l’entreprise familiale, marqué par l’expansion d’un groupe de concessions, mais aussi par un accident d’avion qui a profondément modifié ses priorités.

Histoires de vendeurs est une nouvelle série de balados réalisée par Antoine Joubert, qui propose de découvrir les rouages de la vente automobile à travers ceux et celles qui exercent ce métier. Chaque épisode met en lumière le parcours d’un intervenant du milieu, ses méthodes de travail, ses expériences et son regard sur l’évolution de l’industrie.


L’histoire familiale débute en 1980, lorsque son père devient concessionnaire Volkswagen à Grand-Mère. L’entreprise déménage ensuite en Outaouais, où la famille exploite différentes concessions au fil des années, notamment sous les bannières Volkswagen, Suzuki, Mercedes-Benz et General Motors.

Philippe St-Pierre fait ses études au Georgian College, puis à l’Université d’Ottawa. Le référendum de 1995 et le ralentissement économique qui l’accompagne en Outaouais le poussent toutefois à interrompre son parcours universitaire pour prêter main-forte à son père.

De vendeur à concessionnaire

Avant de prendre la relève, Philippe St-Pierre occupe pratiquement tous les postes imaginables dans une concession. Il entretient le terrain, prépare les véhicules, travaille à la vente, puis devient directeur des ventes. Il rachète finalement l’entreprise familiale autour de 2008.

Pour lui, les aptitudes relationnelles demeurent essentielles dans ce métier. « Les gens qui ont du succès là-dedans, ce sont des gens qui s’intéressent sincèrement aux autres », explique-t-il. Il insiste également sur la transparence, particulièrement lors de la vente d’un véhicule d’occasion ayant un historique d’accident.

Il établit aussi une distinction entre la vente et la simple prise de commandes. « L’action de vendre, c’est d’amener quelqu’un à faire quelque chose qu’il n’aurait pas fait sans ton intervention », résume-t-il. Une bonne présentation, un essai routier pertinent et une compréhension réelle des besoins du client font, selon lui, partie du travail.

Un accident qui change les priorités

L’épisode revient longuement sur l’accident d’hydravion dont Philippe St-Pierre a été victime en 2016. Une panne moteur survient immédiatement après le décollage. Il réussit à sortir de l’appareil en feu, mais les deux amis qui l’accompagnent perdent la vie.

Gravement brûlé, il demeure environ trois mois dans un coma médical avant d’entreprendre une longue réadaptation. Cette épreuve, suivie du décès de son père, l’amène à revoir ses ambitions professionnelles. Il vend éventuellement ses concessions Volkswagen et Mercedes-Benz, tout en conservant celle de General Motors.

« S’il y a quelque chose que j’ai appris dans mon accident et dans la vie de mon père, c’est qu’on n’est pas éternel », confie-t-il. L’entretien aborde enfin la relève familiale, sa sœur ayant rejoint l’entreprise avec l’objectif de reprendre éventuellement la concession.

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