Les Canadiens sont prêts à attendre l’arrivée des VÉ chinois avant d’acheter leur prochain véhicule

Il va sans dire que les Canadiens sont curieux quant à l’arrivée des véhicules électriques chinois au Canada. À un point tel qu’un sondage réalisé par Abacus Data, pour Clean Energy Canada, révèle que 42 % des répondants envisageant de passer à l’électrique pour leur prochain véhicule pourraient attendre que davantage de modèles chinois soient disponibles.
Menée du 18 au 23 septembre 2026 auprès de 2 762 adultes au pays, l’enquête montre que l’offre à venir fait déjà partie de la réflexion des acheteurs.
Des démarches qui se précisent
Il faut dire que les annonces des derniers mois donnent aux consommateurs plusieurs raisons de suivre le dossier. Comme nous le rapportions la semaine dernière, Geely a officialisé son arrivée au Canada pour 2027. Le constructeur prévoit vendre ses premiers véhicules l’an prochain, même si les modèles, les prix et les emplacements de son réseau de vente et de service restent à préciser.
De son côté, BYD prépare également son implantation au pays. Le lancement de son site Web canadien et le recrutement de personnel, notamment pour les ventes et le développement du réseau de concessionnaires, témoignent de démarches concrètes.
En juillet dernier, Dongfeng avait, pour sa part, exposé sa gamme de véhicules électriques pour la première fois à Montréal.
Une ouverture progressive
Rappelons que l’entente annoncée entre Ottawa et Pékin en janvier prévoit un contingent annuel initial de 49 000 véhicules électriques fabriqués en Chine. Depuis le 1er mars, les véhicules importés dans le cadre de ce contingent bénéficient d’un droit de douane de 6,1 %, sans être assujettis à la surtaxe de 100 %.
Le premier contingent n’a toutefois pas été entièrement utilisé. Entre mars et août, 15 603 véhicules ont été importés sur les 24 500 unités autorisées, soit environ 64 % de la quantité disponible.
Des chiffres qui ne se traduisent pas nécessairement par un manque d’intérêt des consommateurs, puisque l’homologation des véhicules et la création d’un réseau de distribution prennent du temps. Le bilan de cette première période reflète donc aussi une offre encore en déploiement.
Des attentes à peser
Si certains acheteurs préfèrent attendre, Trevor Melanson, directeur des analyses et des communications chez Clean Energy Canada, invite tout de même à nuancer les attentes.
Dans ses commentaires rapportés par Automotive News Canada, il estime que les nouveaux venus proposeront des prix concurrentiels et certaines avancées technologiques. Il prévient toutefois que leurs véhicules ne seront pas nécessairement aussi peu coûteux ni aussi transformateurs que certains consommateurs l’espèrent.
Les annonces suscitent donc de la curiosité, mais ce sont les prix, les modèles proposés et leur disponibilité, qui permettront aux acheteurs de déterminer si l’attente en valait la peine.
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