Après une forte période de ralentissement, l’intérêt des Québécois envers les véhicules électriques semble connaître un regain. Les plus récents résultats de l’étude de J.D. Power sur la considération d’achat d’un véhicule électrique neuf indiquent une progression notable de l’intention d’achat à travers le pays, particulièrement au Québec.

Rappelons que l’année dernière, les ventes de VÉ ont chuté de 59,1 % au Québec, passant de 102 819 à 42 064 unités vendues en l’espace de quelques mois.

Les obstacles à l’adoption des véhicules électriques restent sensiblement les mêmes. Parmi les principaux freins mentionnés par les consommateurs figurent l’autonomie des véhicules, l’accès aux infrastructures de recharge et les performances en conditions hivernales.

 

Le Québec toujours au premier rang

Selon les données recueillies par la firme, 42 % des acheteurs québécois de véhicules neufs se disent susceptibles d’envisager un véhicule électrique lors de leur prochain achat. Il s’agit d’une augmentation de 10 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, soit la plus importante hausse enregistrée parmi les provinces canadiennes.

À l’échelle nationale, la proportion d’acheteurs ouverts à l’électrification atteint quant à elle 34 %, comparativement à 28 % en 2025. Malgré cette progression, cela ne représente qu’un tiers de la population.

Le Canada demeure en retrait par rapport au marché américain, puisque l’étude révèle que, chez nos voisins du Sud, 59 % des acheteurs de véhicules neufs envisageraient un véhicule électrique.

Quelques facteurs expliqueraient ce regain d’intérêt, dont la hausse récente du coût du carburant. Le retour des subventions gouvernementales contribue aussi à cette tendance. D’après l’étude, environ un quart des répondants canadiens indique que cette mesure augmente leur probabilité de choisir un véhicule électrique.

 

Les constructeurs chinois suscitent un intérêt croissant

L’étude se penche également sur l’ouverture grandissante des consommateurs envers les VÉ chinois. Parmi les répondants qui envisagent l’achat d’un véhicule électrique, 56 % affirment être prêts à considérer un constructeur chinois.

Les arguments les plus souvent évoqués concernent la compétitivité des prix et l’offre technologique proposée par ces fabricants. Au total, 31 % des consommateurs canadiens se disent ouverts à l’idée de posséder un véhicule électrique de provenance chinoise.

Des réserves persistent toutefois concernant certains aspects, notamment la fiabilité à long terme, la sécurité des véhicules et la disponibilité d’un réseau de concessionnaires bien établi.

L’étude de J.D. Power a été réalisée auprès de 4 938 consommateurs canadiens en processus de magasinage d’un véhicule neuf entre mars et avril 2026.

 

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