Salon de l’auto de Montréal vs le Salon de l’auto de Toronto

Salon de l’auto de Montréal vs le Salon de l’auto de Toronto

 

Les deux plus importants salons de l’automobile 2017 au Canada sont maintenant derrière nous. Toronto vient de battre son record d’achalandage. Comment se comparent-ils ? AutoMédia a récolté les réponses.

 

Visiteurs au cours des 5 dernières années

                     Montréal        Toronto

2017               199 502         339 590

2016               196 829         320 651

2015               200 101         313 468

2014               200 753         299 527

2013               184 691         305 322

 

Durée en 2017

Montréal = 10 jours (20 au 29 janvier)

Toronto =  10 jours (17 au 26 février)

 

Visiteurs /durée des autres salons

Paris (année record, 2014) = 1 253 513 visiteurs en 10 jours

Detroit (2017) = 806 554 visiteurs en 9 jours

New York (2016) = 678 000 en 10 jours

Shanghai (aux deux ans) = 928 000 visiteurs en 8 jours

Los Angeles = 760 000 visiteurs en 10 jours (en moyenne)

Chicago = 1 000 000 visiteurs en 10 jours (en moyenne)

Francfort = 1 000 000 visiteurs en 10 jours (moyenne)

Genève = 700 000 en 10 jours (en moyenne)

Tokyo = 300 000 visiteurs en 3 jours (en moyenne)

 

Année de fondation

Montréal = 1969

Toronto = 1974

 

Emplacement

Montréal = Palais des Congrès de Montréal

Toronto : Metro Toronto Convention Center et le SkyDome

 

Superficie

Montréal = 360 000 pieds carrés

Toronto = 650 000 pieds carrés

 

Nombre de véhicules exposés en 2017

Montréal = 650

Toronto = 1000

 

Constructeurs absents en 2017

Montréal = Aucun majeur, mais Tesla n’y était pas

Toronto = Aucun majeur, mais Tesla n’y était pas

 

Primeurs mondiales en 2017

Montréal = 0

Toronto = 1 (Hyundai Accent)

 

Primeurs nord-américaines en 2017

Montréal = 5

Toronto = 2

 

Primeurs canadiennes en 2017

Montréal = 43

Toronto = 41

 

Ils ont dit…

«Ici, à Toronto, j’ai eu l’impression d’être reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Disons que j’ai l’expérience des visites de salons, et que celle-ci restera marquée dans la colonne plus sombre…»

  • Jacques Duval, pionnier du journalisme automobile au Canada et, plus récemment, co-auteur de L’auto électrique, hybride ou écoénergétique

 

« Je remarque surtout que les motorisations de performance sont omniprésentes à Toronto, tandis que Montréal a davantage misé sur une importante présence de véhicules plus écoénergétiques. »

  • Daniel Breton, co-auteur du livre L’auto électrique, hybride ou écoénergétique

 

« Toronto propose une plus grande diversité d’évènements pour plaire aux vrais amateurs, allant des expositions spécialisées (comme les Muscle cars, Auto exotica ou les 50 ans du Grand Prix) aux conférences et tables rondes. Le CIAS se positionne davantage comme le rendez-vous des amateurs plutôt que d’être une simple plateforme de démonstration de voitures neuves comme Montréal.

  • Marc Bouchard, de marcbouchard.ca et pigiste

 

Au sujet du salon, à Toronto, «C’était un salon à la course !» D’un côté, on peut apprécier l’effort de garder les présentations à l’essentiel et de laisser plus de temps aux journalistes pour explorer et travailler. Enfin, l’organisation était, disons, différente… Il fallait savoir où trouver le lunch; ce n’était pas très clair. C’était un peu étrange comme façon de procéder et il y aura définitivement place à amélioration dans le futur.

  • Sabrina Giacomini, journaliste pour exhausted.ca

 

Mon avis…

À Montréal, on s’ennuie du vaste plancher qu’offrait le plain-pied du Stade olympique. Les trois étages et les corridors du Palais des congrès ne sont pas idéaux, bien qu’ils aient le mérite de tout rassembler sous un même toit. L’industrie espère toujours à Montréal, un jour, la construction d’un véritable Centre de foires, comme à Québec.

À Toronto, la plus grande exposition automobile au Canada souffre d’un étalement qui laisse de longs passages vides entre le bâtiment Nord et le bâtiment Sud, tandis que certains kiosques sont confinés dans de petites salles isolées. Comme à Montréal, on perd l’impression de grandiose spectacle que devrait fournir le regroupement de centaines de véhicules.

L’accueil des journalistes à Toronto, cette année, n’avait aucune commune mesure avec celle de Montréal. Au SIAM, les journalistes peuvent compter sur l’accueil sophistiqué mis en place par la Corporation des concessionnaires automobile de Montréal, au retour des Fêtes. Loin de moi l’intention d’être traité comme un prince lors de ces évènements, mais lorsque l’invitation torontoise mentionne que le petit-déjeuner sera servi et qu’il ne reste plus rien à manger à notre arrivée, ça rend la journée longue et ardue, avec l’estomac dans les talons. Plus tard, aucun arrêt pour le dîner. Durant le dévoilement d’une énième voiture, il m’a fallu courir pour quémander le dernier sac à lunch, distribué à la sauvette dans l’allée, pour ensuite partager cette pitance avec mon photographe… Euh, ne nous attendiez-vous pas 

 

Sur la photo:

Luis Pereira, directeur du Salon international de l’auto de Montréal, et Denis Dessureault, vice-président de la CCAM et du Salon International de l’auto de Montréal, ont visité le Canadian International AutoShow avec l’allure décontractée qui sied à des organisateurs qui n’ont pas à rougir du SIAM.

Catégories: Industrie, Statistiques

À propos de l'auteur

Stephane Quesnel

Issu du milieu universitaire, M. Quesnel est journaliste depuis 1994. Il se spécialise dans l'édition de magazines imprimés et en ligne traitant des véhicules routiers depuis 2000. Amant de l’automobile depuis sa première acquisition, c’est au volant de coupé et roadster sport qu’il s’est fait la main. De la MG TD (réplique 1952), à la Toyota MR2, puis à la Dodge Stealth RT, après l’obtention de son permis de conduire, il est passé à l’exploration de la vaste étendue des modèles sous-compacts aux camions commerciaux en tant que rédacteur en chef du magazine CamAuto en 2000. Cinq ans plus tard, il fonde le magazine Actif Roulant et pousse plus loin sa spécialisation dans la gestion de parcs d'autos et de camions. Après avoir vendu Actif Roulant, il lance le magazine francophone de la CADA, Affaires automobiles, en 2006, à l'intention des concessionnaires du Québec. En plus de son rôle de rédacteur en chef, il collabore au quotidien La Presse et publie ses chroniques d'essais d'automobiles dans le livre L'Auto des Éditions La Presse durant quelques années. Depuis décembre 2010, il était de retour dans son rôle de rédacteur en chef du magazine Camauto. Depuis, il a également été plongé dans le vaste monde des pneus, puisqu'il tenait également les rênes de la Rédaction du magazine Pneumag. Aujourd’hui, c’est avec Automédia qu’il poursuit l’aventure ; celle de témoin du monde des concessionnaires d’automobiles du Québec.

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